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vendredi, 25 janvier 2008

Concours d’autosatisfaction entre Sarkozy et Fillon

medium_logo-pmu.JPGQue ce soit à Davos ou à l’Elysée, les deux têtes de l’exécutif se sont donné le mot : alors que, Christine Lagarde mise à part, tous les vrais experts indiquent que la situation économique est mauvaise, François Fillon et Nicolas Sarkozy essaient de (se) convaincre que leur politique de "rupture" porte ses fruits…
"Vous qui avez été les premiers à croire en moi, continuez !". C’est par cette supplique, assez pathétique pour qui se souvient du Nicolas Sarkozy arrogant et (trop) sûr de son talent d'il y a encore quelques semaines, que le président de la République a accueilli les quelque 30 parlementaires UMP qui avaient répondu à son invitation à "un pot de l’amitié". Le chef de l’Etat a exhorté ce dernier carré de fidèles à être "fiers de tout ce que nous avons fait en neuf mois" et à "ne pas avoir peur du débat" en concluant par un superbe : "ayez des idées, la modernité, c'est nous". C’est vrai que cela a du faire chaud au cœur de ces parlementaires d’apprendre qu’ils ont en fait le droit d’avoir des idées et que leur rôle ne se limite pas à entériner des lois bâclées et/ou démagogiques et conjoncturelles. Une reconnaissance qu’Yves Jegot, qui cherche manifestement à se faire nommer hagiographe officiel du régime, traduit dans une formule limite lyrique : le président "était heureux de retrouver des gens qui l'apprécient, ceux dont le seul défaut est d'avoir su très tôt qu'il avait les capacités d'être président de la République"…
Pendant ce temps-là François Fillon assurait le service après-vente (et après krak boursier) de la "rupture" auprès des grands argentiers de la planète expliquant, tel un Gorbatchev annonçant la fin de la guerre froide, que sa "présence, aujourd'hui, est un symbole : celui d'une France qui veut parler à tout le monde, d'une France qui veut participer à tous les forums internationaux, d'une France qui veut réoccuper toute sa place dans les grands débats sur l'avenir de l'économie mondiale". Avant de leur servir le couplet éculé sur les thèmes "notre pays est conscient de son décrochage et il n'esquive plus les faits" et de "l’image dont nous entendons nous libérer : celle du pays dans lequel le chômage de masse est une fatalité. Cette fatalité-là, c'est la France d'hier".

Mais en dépit de tous leurs efforts, le président de la République et le Premier ministre, peinent, pour ne pas dire plus, à convaincre… y compris dans leur propre camp. Ainsi le rapport Attali sensé être la pierre philosophale de la croissance est assassiné par l’UMP. Jean-Pierre Raffarin le qualifie "d’hémiplégique : la moitié des solutions sont bonnes et l'autre moitié restent très faibles", avant d’ajouter : "j'attendais de la créativité, j'attendais un peu des idées nouvelles" or selon lui on ressort "les vieilles lunes : la suppression des départements, la TVA sociale, toute cette forme de tendresse des grandes surfaces". Tandis que le vice-président du groupe UMP, Jean Leonetti, oublie un instant son rôle de cire-pompes de l’exécutif pour assurer qu'il serait "catastrophique que le Parlement se voie imposer un paquet global dans lequel il n'y aurait pas de droit d'inventaire" et dénoncer "quelques provocations très négatives, voire des propositions inacceptables".

08:30 Publié dans Putain 5 ans... voire 10, UMP | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : politique, Sarkozy, Fillon, Lagarde, Attali, Raffarin, Jegot

Commentaires

La "pauvre" Christine Lagarde ! Déjà, hier soir sur Europe 1 Eric Woerth n'était pas très à l'aise sur la carabistouille de la Société généreuse, mais elle qui a quitté un bon job bien payé aux States pour être ministre et qui va finir Conseillère de Paris à 8 500 € bruts/mois d'indemnités !

En plus, sur la liste PS du 12e, derrière Michèle Blumenthal, il y a comme en 2001 un ancien ministre des Finances, actuel tenancier des cordons de la bourse de la Ville de Paris.

Dur, dur, d'être à Bercy !

Ecrit par : Fabien | vendredi, 25 janvier 2008

@ fabien
8500 euros par mois ???
elle va comprendre ce que c'est d'être pauvre :-)))

Ecrit par : Nico2312 | vendredi, 25 janvier 2008

Nico,
Je pense que la dégringolade de Sarkozy est loin d'être finie. Il me faisait peur avant d'être élu, mais je pense qu'il va devenir complètement imprévisible en perdant toute sa popularité. C'est quelqu'un qui a besoin qu'on lui dise qu'on l'aime, et j'ai vraiment peur de ses réactions dans le cas contraire.

Ecrit par : zab | vendredi, 25 janvier 2008

Zab, tu te dévoues pour le lui dire ?

Ecrit par : Lofi | vendredi, 25 janvier 2008

Salut la compagnie !
Seulement 30 députés UMP, même chez eux il commence à perdre la cote comme auprés des maires UMPistes qui préférent ne pas le voir venir leur apporter son soutien.
Et l'autre tête de Fillon de vanter la rupture à la française. La seule rupture qu'ils ont réussis à faire avec le prince omniprésident du pouvoir d'achat du président c'est la rupture des sphincters rectaux d'une grande partie de la population française.
C'est vrai que le Foutriquet à sa blanche neige peut devenir dangereux s'il sent qu'il perd la main voire user de moyen à la limite du respect de la démocratie (comme imposer des mesures en force). Mais s'il fait ça pour lui ce sera le départ en vrille mais est ce que la gauche sera en profiter ?
A la revoyure
Tenir et Résister

Ecrit par : lecridupeuple | vendredi, 25 janvier 2008

A l'image des parlementaires qui, à l'Assemblée nationale, ont entonné il y a quelques jours le refrain de Ray Ventura suite à une intervention de Christine Lagarde, j'ai l'impression que c'est maintenant à l'égard de l'ensemble de l'équipe sarkoléonienne que l'on pourrait chanter : "mais à part ça, madame la marquise, tout va très bien, tout va très bien"...

Bref, tout se casse la gueule, mais Sarkozy et ses amis nous l'assurent : meuh non, tout va très bien, et la France est super contente de son top-président ! Dont acte.

Ouf... :)

Ecrit par : Monsieur Kaplan | vendredi, 25 janvier 2008

@ Monsieur Kaplan
comme disait un ex président de la République qu'on va finir par regret (un comble) : la maison brûle et nous regardons ailleurs

Ecrit par : Nico2312 | vendredi, 25 janvier 2008

La maison UMP BRULE DE PARTOUT EST LE POMPIER DE SERVICE S'est endormi. la démagogie ne tue pas à droite, et la même droite la plus bête du monde, est la seule à croire à sa grandeur. Mais je crois que la meilleur définition pour notre"vénérable président" c'est Glandeur et des carences" A quand une vrai politique de solidarité, plutôt qu'un politique uniquement tournée vers le capital. Les Français finissent(mais c'est trop tard) par s'apercevoir qu'il n'est pas l'homme de la situation....quelle gueule de bois pour ceux qui ont crus à ses promesses
A bon entendeurs....
Christophe

Ecrit par : CHRISTOPHE | dimanche, 27 janvier 2008

@ christophe
que la maison ump brûle on en s'en fout... je dirais même tant mieux...
le problème c'est que ces pyromanes ont mis le feu à la France...

Ecrit par : Nico2312 | dimanche, 27 janvier 2008

Oui, Il est bien évident que je parlais de la maison UMP qui dirigeait la France, car si il y a le feu chez eux , c'est eux et eux seul qui l'on allumé évidemment. En attendant on paie cash tous les jours leur incompétence à gérer la France et je sais de quoi je parle.
Donc acte, merci d'avoir corrigé par toi même la première partie du message.
amicalement

Ecrit par : CHRISTOPHE | dimanche, 27 janvier 2008

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