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mercredi, 06 février 2008

Crime de lèse Sarkozy 2 : au tour des députés

medium_logo-pmu.JPGAprès le président du Conseil constitutionnel, c'est au tour du président du groupe UMP à l'Assemblée nationale de prendre temporairement la tête de l'opposition en affirmant :"beaucoup d'entre nous se sont élevés contre l'idée qu'il puisse y avoir sur différents sujets des créations de taxes nouvelles ou des augmentations de taxes ou d'impôts".
Et Jean-François Copé d'enfoncer le clou : "autant nous sommes très favorables à soutenir à 1 000% le président et le gouvernement sur la mise en oeuvre de réformes structurelles, autant nous sommes résolument opposés à des augmentations de taxes ou des créations de taxes qui pourraient en tenir lieu". Ouf, il n'a pas fait de commentaires désobligeants sur la vie privée de Nicolas Sarkozy ; en ces temps difficiles pour l'Elysée c'est toujours ça de pris… Mais il a en revanche osé faire pire que cela en revendiquant, tel un vulgaire syndicaliste : "nous les députés, nous voulons être respectés sur la forme et entendus sur le fond". Même son de cloche du côté de Jean-Pierre Raffarin, farouche opposant au rapport Attali qu'il accuse même d'avoir fait "sa première victime, Jean-Pierre Gorges, le maire de Chartres", battu lors d'une législative partielle suite à l'invalidation de son élection pour "violation du Code électoral".
Sans surprise le Nouveau centre n'est pas en reste pour critiquer l'exécutif (vu comme ils on lâché François Bayrou, compter sur leur fiabilité est une faute politique majeure de la part de Nicolas Sarkozy…) par la voix de son porte-parole, François Sauvadet, qui explique : "nous avons demandé à M. Fillon, tout en apportant notre soutien à sa politique de réformes, de remettre en perspective l'action du gouvernement, qu'on l'insère davantage dans un projet global. Il faut bien expliquer aux Français la direction où l'on". En voilà une bonne idée !!!
Au milieu de cette contestation montante de la ligne sarkoziste, le carré des fidèles fait ce qu'il peut pour porter la parole présidentielle. Ainsi Patrick Devedjian, étonnamment absent de la curée anti-Jean-Louis Debré assure-t-il qu'à côté des enjeux locaux, la campagne des municipales doit apporter "des réponses nationales aux questions nationales, portées par les responsables nationaux qui iront soutenir les candidats, en expliquant le changement qui est à l'œuvre". Une bien bonne idée au moment où le chef de l'Etat est en chute libre dans l'opinion. Et d'appuyer son propos par l'exemple : "dans les Hauts-de-Seine, département symbolique s'il en est, Jean-Pierre Schosteck a fait au contraire une campagne très politisée, et a été élu". C'est pas la peine d'être président du Conseil général du 92 pour connaître aussi mal son électorat : dans les Hauts-de-Seine, une chèvre portant un dossard UMP serait élue… Patrick Devedjian, plutôt que de se féliciter de cette petite victoire, ferait mieux de regarder la difficulté avec laquelle elle a été obtenue par rapport à juin 2007. Mais c'est vrai que regarder la vérité en face ferait tomber son argumentaire (sa dévotion aveugle ???) à la gloire de Nicolas Sarkozy.

Enfin preuve que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes dans la majorité, le secrétaire général de l'UMP insiste sur la nécessité de "faire preuve de pédagogie, et, plus que jamais, de cohésion, de la base au sommet de l'édifice. Le président de la République en est d'ailleurs conscient, puisqu'il nous a demandé de réfléchir à la création d'une instance de coordination de la majorité". Une idée tellement bonne, que le NC l'a d'ores et déjà rejetée…

08:30 Publié dans Putain 5 ans... voire 10, UDF, MoDem, NC, UMP | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : politique, Sarkozy, Raffarin, Sauvadet, Copé, Devedjian, Fillon

Commentaires

Le Nouveau Centre ...Lollllllllllll ! Cet Hervé Morin a la trahison chevillée dans le sang ! Un homme assez pitoyable, capable de tout pour avoir un poste de ministre !

Ecrit par : Tietie007 | mercredi, 06 février 2008

@ tietie007
qu'il savoure Morin, parce qu'au prochain remaniement il va sans doute prendre la porte !!!

Ecrit par : Nico2312 | mercredi, 06 février 2008

Salut la compagnie !
On peut se dire qu'avec de tels alliés Sarko n'a pas besoin d'opposition. Justement l'opposition, la vraie,( pas celle qui est préoccupée par son fauteuil de maire ou d'élu qu'elle risque de perdre à cause de sa trop grande proximité Sarkophile) ne devrait elle pas en profiter pour essayer d'occuper le devant de la scène politique et le paysage médiatique en multipliant les déclarations ou en faisant des contrepropositions viables et simples ?
Le prince omniprésident du pouvoir d'achat (du président) devra peut être sérieusement commencer à s'inquiéter quand les vrais traitres, les seigneurs de la félonie, les princes de la trahison (genre Koukouchner panier, Lang de chat avec un doigt de champ' ou bien sûr Besson ) pas les épiciers de la traitrise que sont les guignols du nouveau centre, commenceront à vouloir tourner (re-re-tourner) leur vestes.
A la revoyure
Tenir et Résister

Ecrit par : le cri du peuple | mercredi, 06 février 2008

@ cri du peuple
le problème, c'est que la seule vraie réussite de sarko est bel et bien d'avoir réduit à néant la gauche :-(((
ce qui explique en partie pourquoi c'est de l'UMP que vienne les critiques

Ecrit par : Nico2312 | mercredi, 06 février 2008

Je ne sais pas si c'est Sarko qui a réussi à mettre la gauche à néant, je crois qu'elle l'a bien fait toute seule, et Sarkozy en profite !!
Remarque, la gauche est tellement inexistante qu'heureusement qu'il y a une opposition à droite, sinon, notre président aurait encore plus la grosse tête !

Ecrit par : zab | mercredi, 06 février 2008

@ zab
ta conclusion est affreusement triste... mais tellement vraie :-(((

Ecrit par : Nico2312 | mercredi, 06 février 2008

Ah, tu as remarqué... J'ai vraiment pas le moral, en ce moment !

Ecrit par : zab | jeudi, 07 février 2008

Le Congrès du 4 février m'apparaît comme une cuisante défaite des partis de gôche, le résultat d'un mal profond et un bien mauvais présage ; plus grave et plus triste, en ce sens, que le scrutin ayant pourvu en mai une fonction élective aujourd'hui avilie. A Versailles, la révision constitutionnelle pouvait être rejetée. Il le fallait, car c'est à ce seul moment du processus voulu par le président que se posait la question du respect de la démocratie. Si partisan du traité de Lisbonne, pouvait on risquer ainsi de le sacrifier ? On le devait. Mais une minorité seulement des élus et cadres du parti socialiste le pensait.
A l'Assemblée Nationale ensuite, la séance nocturne du 6 février a tourné à la farce. « Motion référendaire » ? Tartufferie. Quelle image déplorable nous ont donné alors la plupart des députés : une réunion de potaches cyniques ou hypocrites. « Ce long débat sur l’Europe a commencé en 2005. Il sera soldé ce soir entre 21 heures 30 et une heure du matin ». En l'occurrence, Monsieur Ayrault, que solde-t-on ?
Pensent-ils que l'appareil « Europe », ainsi bidouillé, puisse résister aux tensions économiques et sociales qu'exprimait le résultat du référendum en 2005 ? Ce que celui-ci a rompu, seul un nouveau référendum pouvait le reconstruire durablement.
Besogneux.

Ecrit par : Sylvie et Nicolas | jeudi, 07 février 2008

@ sylvie et nicolas
vous êtes en avance de quelques heures sur post du vendredi 8 :-)))
sur Ayrault, je suis 100% d'accord avec vous !!!

Ecrit par : Nico2312 | vendredi, 08 février 2008

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