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mercredi, 27 février 2008

Sarkozy, populiste un jour, populiste toujours !!!

image : timeomedium_Sarko.JPG
Son "Casse toi pauvre con !" commence à lui coller à la peau. Après les membres de sa majorité qui n’ont rien trouvé de mieux pour le défendre que d’affirmer que les Français sont tous des cons, Nicolas Sarkozy s’enfonce encore un peu plus en essayer de se justifier en bidonnant une interview au Parisien.
"J'aurais mieux fait de ne pas lui répondre" explique le président de la République dans la version publié du journal. Version "amendée et corrigée" par l’Elysée, alors que lors de l’entretien avec les lecteurs, "il n'avait pas exprimé le moindre regret. Cela fait une différence forte" assure Dominique de Montvalon, le directeur adjoint de la rédaction, qui enfonce le clou en ajoutant que les lecteurs "retrouvent dans le journal quelque chose qu'ils n'ont pas entendu pose quand même problème, et on s'en expliquera demain". Sans hurler bêtement à la remise en cause de la liberté de la presse, force est de constater que la sincérité et la franchise de Nicolas Sarkozy en prennent un sacré coup…
Pour le reste, sa ligne de conduite ne change pas d’un iota : populiste il était, populiste il reste (le tout bien entendu mâtiné de beaufitude et vrai faux bon sens près de chez vous). Tout d’abord concernant la Société générale, il continue de demander la tête du PDG sur l’air de "Que les gros salaires lèvent le
doigt" : "je ne comprends pas l'affaire de la Société générale : quand le président d'une entreprise connaît un sinistre de cette ampleur et qu'il n'en tire pas les conclusions, ce n'est pas normal", tout en ajoutant : "je n'ai rien contre Daniel Bouton. Mais on ne peut pas dire: Je vais être payé 7 millions par an et quand il y a un problème, dire: c'est pas moi. Cà, non, je ne l'accepte pas". En revanche, qu’on ne vienne pas lui parler de son propre salaire : "et on dit : Sarkozy augmente de 140% son salaire ! Où ont-ils vu ça ?" 140% nulle part en effet… on parle plutôt de 172% d’augmentation. Pire pour tenter piteusement de se justifier, il jette l’opprobre sur son prédécesseur qui, selon lui, en plus de son salaire de président osait toucher "toutes ses retraites". Enfin, à 20 000 euros mensuels, il faut un certain culot pour oser dire : "on a une vie très simple, on ne sort jamais. La seule fois où je suis allé dans un dîner, j'ai rencontré Carla".
Mais le comble du populisme démagogique est atteint au sujet de la rétention de sûreté au sujet de laquelle Nicolas Sarkozy réaffirme son intention de "pouvoir appliquer cette loi aux criminels les plus dangereux" condamné avant son entrée en vigueur, en martelant : "je tiens à l'affirmer, je ne céderais pas, le principe de précaution doit s'appliquer aux victimes". Le chef de l’Etat touche même au sordide en ajoutant : "imaginez que c'est votre fille. Vous l'acceptez la décision du Conseil ?" C’est vrai quoi, on ne va tout de même pas s’emmerder à respecter, l’article 62 de la Constitution, l’article 8 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, la décision du Conseil constitutionnel ou l’avis du Premier président de la Cour cassation, alors que comme le dit Patrick Devedjian "les Français approuvent très majoritairement l'action du président de la République".

Au-delà de l’interprétation à géométrie variable des sondages, vilipendés quand ils annoncent une lourde défaite les 9 et 16 mars prochains mais t considérés comme rien de moins que les "choix des Français" dès qu'ils vont dans le sens voulu par l’UMP, un tel argument (sous couvert de bon sens puisque personne ne conteste qu'il faut protéger la société), populiste à souhait, ouvre la voie à toutes les bassesses ; notamment au rétablissement de la peine de mort (pourquoi pas au nom du principe de précaution pendant qu’on y est ???), toujours majoritaire dans les sondages d’opinion…


08:30 Publié dans Putain 5 ans... voire 10, UMP | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : politique, municipales 2008, Sarkozy, Bruni, Devedjian

Commentaires

la politique de l'émotion......oui c'est bien ça, c'est la définition exacte du populisme!

avec ce raisonnement on peut tout faire, comme interdire la voiture par exemple...bah oui je voudrai vous y voir vous si c'était votre fils ou votre fille qui était morte dans un accident!

PI TOY ABLE

Ecrit par : enzo d'aviolo | mercredi, 27 février 2008

@ enzo
tout à fait !!!
et on pourrait même entendre Morano demander un référendum pour l'interdiction des voitures :-(((

Ecrit par : Nico2312 | mercredi, 27 février 2008

Hier en regardant Ce soir ou jamais, j'étais en colère de voir que les adversaires de la rétention de sureté ne se contenaient pas, faisaient des doigts d'honneur aux caméras, traitaient d'imbéciles les 80 % de français favorables à la rétention de sureté et déployaient sans talent leur argumentaire sarko=facho. Jusqu'à l'intervention de ... Patrick Timsit. Tout en retenue et avec calme il a sû expliquer que ces 80 % de français avaient avant tout peur et qu'il fallait leur expliquer posément ce qui était en jeu. Il n'y a pas de "saine colère" sur des sujets qui nous heurtent si profondément, il faut faire comprendre avec beaucoup de pédagogoe que la solution n'est pas la privation de liberté sans limites.

Ecrit par : Alice | mercredi, 27 février 2008

@ Alice
100% d'accord
le pire serait de s'énerver et de devenir vulgaire (mieux vaut laisser cela au président de la République...) tout en accréditant le fait la gauche défend les assassins...
c'est plus facile à dire qu'à faire, mais ce qu'il faut c'est de la pédagogie...

Ecrit par : Nico2312 | mercredi, 27 février 2008

Salut la compagnie !
Excusez la grossièreté (pas la vulgarité qui est plus l'apanage de l'UMP -Union des Malpolis Populistes) mais avec cette affaire de rétention de sureté on a franchement l'impression que Sarkozy se torche le cul avec la constitution. Ce qui est quand même grave étant donné qu'accessoirement il se trouve qu'il est Président de la République (à défaut d'être devenu celui du pouvoir d'achat, à part le sien et celui de quelques uns de ses amis) et qu'en tant que tel il est garant des institutions de la république.
Mais que ne ferait il pas pour essayer de gagner quelques voix à l'extrème droite et chez les vieux.
La rétention de sureté vu au premier abord semble être une solution simple. Mais il est vrai que l'on peut s'interroger sur plusieurs points. Où seront placées les personnes ? Normalement pas en prison réservée aux condamnés par la justice. Dans les asiles psychiatriques mais il faudra alors créer des services sécurisés. Dans des centres spéciaux alors. Mais qui les prendra en charge financièrement ?
Au dela de la rétroactivité illégale (selon le conseil constitutionnel) d'une loi liberticide on peut aussi se demander si plus tard le législateur ne sera pas tenté d'élargir l'application de cette loi à d'autre crimes voire délits que sexuels (j'entends déjà le POPAP nous dire imaginez que c'est votre voiture qui a été incendiée ou votre grand mêre qui s'est fait dépouiller de son sac..). De plus la loi de Dati introduit une notion inexistante dans le droit Français : la dangerosité. Qui déterminera la dangerosité d'un individu sortant de prison, les juges, les psychiatres la police ou l'admnistration ? Et une fois cette notion introduite dans le droit ne pourra-t-on pas s'en servir pour créer d'autres lois s'appuyant sur la dangerosité pour placer en rétention de sécurité des personnes qui bien que n'étant jamais passées à l'acte auront été appréciées comme potentiellement dangereuses
A la revoyure
Tenir et Résister

Ecrit par : le cri du peuple | mercredi, 27 février 2008

@ cri du peuple
ta conclusion fait froid dans le dos... d'autant plus qu'elle est parfaitement plausible :-(((

Ecrit par : Nico2312 | mercredi, 27 février 2008

Bientôt on va remplacer le point-presse de Martinon par radio Bistrot.... :-D

Ecrit par : tefy | mercredi, 27 février 2008

@ tefy
des brèves de comptoir à l'Elysée ça peut le faire :-)))

Ecrit par : Nico2312 | mercredi, 27 février 2008

Chez moi c'est come ca que la dictature a comence.
Il y a quelque mois que j-ai ecrit de danger de la derive vers la dictature et plusieurs m'ont critiqué
Maintenant je comence a avoir vraiment peur.
Moi j-ai fait 7 ans de prison parce que j-ai ete contre le regime. Et sur la sentence il y avait ecrit.
" Personne ennemie du peuple, reactionaire et DANGEREUX pour la societe par les idees qu'il les vehicule"
Voila pour la loi de surete.

Ecrit par : simbad | mercredi, 27 février 2008

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