« Ça promet (toujours plus) à l’UMP… au PS aussi !!! | Page d'accueil | Si c’est le Figaro qui le dit… »

mardi, 01 avril 2008

Le 1er avril, Fillon rime avec poissons

4103dd5974ea1842ea6956f20f6b99d2.jpgQui a dit que nos politiques manquaient d’humour ???
En tout cas notre jovial Premier ministre se prête sans retenue à la tradition burlesque des annonces gagesques du 1er avril. Et le moins que l’on puisse dire c’est que le burlesque ne lui fait pas peur.
François Fillon a ainsi déclaré avec un sérieux désarment : "il n'y aura pas de plan de rigueur, il y aura une gestion sérieuse : des dépenses qui sont tenues. C'est difficile, mais en même temps, ce ne sont pas des coupes sombres dans les budgets publics, parce que ça entraînerait des conséquences sur la croissance", tout en annonçant "l'intégration de mesures d'économies dans le budget 2009". Avant d’ajouter : "nous tiendrons nos engagements, il faut simplement nous laisser un peu de temps pour le faire parce que la majorité a été élue pour cinq ans"…
Si on n’était pas le 1er avril on pourrait légitimement croire que le Premier ministre nous prend pour des c…

Mais le Premier ministre tutoie la perfection dans le canular en osant un grandiose, pour ne pas dire grandiloquent, "le plein emploi est la solution à tous les problèmes de notre pays"… bah oui, après avoir lamentablement échouer dans son combat pour le pouvoir d’achat, le gouvernement va s’attaquer au chômage.
Pas de doute, François Fillon ne manque pas d’humour !!! Mais sûr que cela suffise à faire un bon Premier ministre…

08:30 Publié dans Putain 5 ans... voire 10 | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : politique, Fillon

Commentaires

Vu sous cet angle, c'est finalement rassurant !

Ecrit par : Lofi | mardi, 01 avril 2008

salut,
c'est bien d'être systématiquement critique, mais en l'occurence je pense que Fillon a raison de parler du plein emploi, qui est vraiment le coeur du problème. Le pouvoir d'achat n'augmentera que lorsque nous créerons plus de richesses. Cela n'est possible qu'avec le plein emploi, et une réduction franche et nette des dépenses publiques et de la fiscalité. Tout le monde le sait les autres pays ont fait pareil avant nous. Le tout, c'est qu'il faut le courage politique pour annoncer une vraie réforme de la fonction publique (avec suppression de postes). ON attend toujours ce courage.
Les chiffres concernant le nombre de fonctionnaires font quand même flipper : Le nombre de fonctionnaires : indicateur de la volonté de réformes ?

à bientôt !

Ecrit par : LOmiG | mercredi, 02 avril 2008

@ LOmiG
"Tout le monde le sait les autres pays ont fait pareil avant nous"
j'adore ce style de phrases définitives et non argumentées :-)))
faut-il comprendre que tous les pays (de l'UE ??? du monde ??? de l'univers ???) on tous atteint le plein emploi réduisant les dépenses publiques et la fiscalité de manière drastique ???
faut-il aussi en conclure que tous les maux français viennent des fonctionnaires (ces salauds feignant et trop payés, tout le monde le sais...) ???

Bien entendu que le plein emploi est un objectif qu'il faut viser, mais tu es en plein dogmatisme quand tu assures que seule réduction des dépenses publiques peut le permettre...
surtout si comme tu sembles le dire ne conclusion seul le nombre de postes de fonctionnaires supprimés est un bon indicateur de la soit-disant volonté de réforme...

je suis enfin étonné que tu ne nous livre pas l'un des petits couplets habituels sur l'Islam :-(((

Ecrit par : Nico2312 | mercredi, 02 avril 2008

salut,
les arguments se trouvent dans mon article que je citais (mais le code html pour faire un lien n'a pas fonctionné)...je redonne donc quelques élements :

"Dans la plupart des pays développés, la crise économique de 1990/91 a creusé les déficits des finances publiques et obligé les gouvernements à réagir. Plusieurs d’entre eux ont réussi à diminuer les dépenses publiques, notamment en réduisant le nombre de fonctionnaires. Dans un délai de 3 à 5 ans à partir de 1992, les effectifs des fonctionnaires d’Etat ont baissé de 22% en Australie, de 20% en Grande-Bretagne, de 17% aux Etats-Unis, de 14% en Espagne, de 38% en Suède, de 7% en Italie. Mais l’exemple sans doute le plus significatif, et le plus instructif pour notre pays, est celui du Canada (Sur les trois années 95, 96 et 97, la masse salariale des fonctionnaires fédéraux baissa de 14%, tandis que celle des fonctionnaires des provinces baissait de 3,7%)".

IFRAP : La réforme de la fonction publique au Canada

Il me semble que ce ne sont pas des arguments non fondés, et par ailleurs cela précise un peu les pays qui ont fait ça.

Je trouve que ta réponse est très méprisante : je n'ai fait que venir réagir, et donner mon avis. mais peut-être n'est ce pas là ce que tu recherches ?

à bientôt

Ecrit par : LOmiG | mercredi, 02 avril 2008

@ LOmig
libre à toi de trouver ma réponse méprisante, mais je ne fais que répondre aux commentaires sur le même ton que ceux-ci...
tu n'y donnes nullement ton avis, mais ta vérité dogmatique en t'appuyant sur des données de l'Ifrap (étonnamment absente de ton premier commentaire qui le rend encore plus désagréable et imbu de sa (ta ???) propre suffisance... mais je veux bien croire qu'il s'agit d'une simple erreur de copier-coller, dont acte) dont tout le monde (puisque que sembles apprécier ce type de généralités) qu'il s'agit d'une office libérale bouffeuse de fonctionnaires. C'est bien entendu son droit, mais ce qu'écrit l'Ifrap doit est être soumis à caution du fait de sa constante volonté de démonstration idéologique...

sur le simple exemple canadien, visite un hôpital public là-bas et si tu es un minimum objectif tu regretteras la fonction publique hospitalière française (malgré tous ses défauts... dont elle n'est pas, loin s'en faut seul responsable...)

Ecrit par : Nico2312 | mercredi, 02 avril 2008

salut,
je précise que dans mon premier commentaire, j'avais inséré un lien (en utilisant la balise html adéquate) qui n'a pas été pris en compte. Il ne s'agit donc pas de ma "suffisance", mais des options de filtrage de ton blog. N'y vois donc pas ce qu'il n'y a pas à y voir.

Je ne suis imbu de rien du tout, et surtout pas de ma personne. Je trouve étonnant que tu l'insinue, sur quelle base ?

Si les données factuelles de l'IFRAP (que tu peux aller vérifier où tu veux, tu retrouveras les mêmes chiffres) ne te suffisent pas alors, c'est que tu ne veux pas voir les réalités, factuelles, chiffrées.

QUant au Canada, ce que j'en sais pour avoir lu pas mal de choses sur les réformes qu'ils ont fait là-bas, c'est qu'ils ont réussi à désendetter leur pays, et à retrouver une situation de plein emploi. Ce dont nous discutions ici. Par ailleurs, si tu as des élements de comparaison entre la qualité de l'hopitla au canada et en France, n'hésites pas à donner un lien ou des éléments de réflexions, je suis preneur !

à bientôt !

Ecrit par : LOmiG | mercredi, 02 avril 2008

@ LOminG
pour répondre à ta question : relis tes 1er et dernier commentaires : ils transpirent la suffisance
un exemple tout bête, mais qui en dit long : selon ton toi c'est mon blog (il serait d'ailleurs plus proche de la vérité de dire mon hébergeur) qui filtre mal alors que toi tu utilises, je cite "la balise html adéquate"... pas une seconde tu imagine avoir pu faire une faute de frappe lors tapant ta balise... c'est forcément mon blog qui est fautif...
idem sur l'Ifrap, plutôtr que de réfléchir deux seconde à la pensée qui sous-tend cet organisme, tu retombes dans les généralités puisque selon toi je peux "aller vérifier où [je] veux, [je] retrouvera[i]s les mêmes chiffres"
d'ailleurs si reprend le texte que tu cites, "la plupart" des pays développés ne sont que 7 !!!
et puisque tu aimes les démonstrations vas jusqu'au bout : pas une fois dans tes affirmations tu n'apporte la preuve que la réduction du nombre de fonctionnaires entraine comme conséquence le plein emploi (Espagne et Italie en sont la preuve parmi les pays cités...)
sans oublier que réduire les dépenses de l'Etat ne doit pas se limiter à uniquement supprimer des postes de fonctionnaires

Ecrit par : Nico2312 | mercredi, 02 avril 2008

re-salut,
je ne comprends toujours pas pourquoi tu m'attaques personnellement (c'est ton droit), je n'ai pas pour ma part envie de rentrer dans ce jeu...Dire d'un commentaire qu'il "transpire la suffisance", c'est bien une argumentation visant la personne, et sa manière d'être. Je préfère les arguments comme ceux que tu utilise ensuite, portant sur l'argumentation, les faits, la logique. Mais je ne suis pas vexé. Chacun est libre de porter les jugements qu'il souhaite sur les personnes.

En ce qui concerne la possibilité de mettre un lien en commentaire : voilà un test qui permettra d'en avoir le coeur net :
Nombre de fonctionnaires : indicateur de la volonté de réforme ?

Ensuite, je n'ai pas dit que réduire le nombre de fonctionnaires était le moyen unique et miraculeux pour aller vers le plein emploi. Je constatais juste, après bien d'autres (et de tous bords) que le poids de l'Etat, de la fiscalité, de la dette publique, font partie des éléments qui expliquent le fort taux de chômage. Il va de soi - et c'est la conclusion de mon article - qu'il faut ici redéfinir clairement les missions de l'Etat pour que cette réduction des dépenses se fasse de manière intelligente, sensée, et pas seulement en supprimant des postes. L'Etat doit-il tout gérer ? Voilà quelques remarques de Jacques Marseille (qui sont également dans mon article) :

"A cet égard, le constat fait pratiquement force de loi : l’expérience accumulée par les autres pays depuis vingt-cinq ans montre que les onze pays développés qui ont le plus diminué leur taux de chômage sont ceux qui ont le plus baissé leurs dépenses publiques en faisant travailler moins de fonctionnaires mais plus efficacement. Faut-il rappeler que, malgré le nombre de fonctionnaires travaillant à Bercy, sur les 12 milliards d’euros en moyenne par an de rappels d’impôts non réglés et faisant l’objet de pénalités et d’intérêts de retard, 7,5 milliards ne sont jamais recouvrés ? Faut-il rappeler que la France compte 83 enseignants dans le secondaire pour 1 000 habitants là où l’Allemagne en compte 66 et le Royaume-Uni 60 ? 2,2 agents des impôts sur 1 000 habitants là où le Royaume-Uni en compte 1,3, la Suède et le Canada 1,2 ? Faut-il rappeler que la France dispose de 1 987 fonctionnaires pour soutenir les exportations alors que l’Allemagne, qui pèse le double de la France en pourcentage du commerce mondial, en compte 1 046, presque un sur deux en moins ?"

c'est tout ; j'attend avec impatience des informations sur l'état de la médecine hospitalière au Canada et en France : je suis prêt à reconnaitre que j'ai tort quand les faits me le prouvent. Ne vois aucun dogmatisme dans ma réflexion.

à bientôt !

Ecrit par : LOmiG | mercredi, 02 avril 2008

J'ai au moins la réponse sur les liens : on ne peut pas mettre un lien en utilisant les balises ahref sur ton blog. ce n'est pas une critique, c'est juste une constatation.

à bientôt

Ecrit par : LOmiG | mercredi, 02 avril 2008

@ LOmiG
le passage sur la suffisance vise le ton des commentaires... libre à toi de le prendre pour ta personne :-)))

"je constatais juste, après bien d'autres (et de tous bords)"
on en est toujours au même point : le flou artistique total sur thème tous ou bien d'autres, dans les autres pays, etc...
alors que les deux sources que tu cites sont l'Ifrap et Marseille... si c'est ça tous les bords c'est inquiétant :-(((
un exemple pour te montrer qu'une accumulations chiffres bruts (et sans nul doute vrais) ne vaut démonstration objective : "Faut-il rappeler que la France compte 83 enseignants dans le secondaire pour 1 000 habitants là où l’Allemagne en compte 66 "
prendre 1000 habitants pour référence ne peut pas permettre de comparer la France et l'Allemagne qui n'ont pas la même pyramide des âges : un population vieillissante comme l'Allemagne a en proportion moins jeunes en age scolaire que la France...
toi qui semble fan de chiffres, reconnais au moins qu'on peut leur faire dire ce que l'on veut

eh oui, Blogspirit a du passer un partenariat avec "HTML pour les nuls" :-))) mais c'est pratique pour l'internaute lambda comme comme moi :-)))

Ecrit par : Nico2312 | mercredi, 02 avril 2008

@LOmiG
Oui, 2 000 000 de SMICards de plus dont les cotisations sociales sont annulées par les remises de 26% à 28% du salaire brut (selon qu'ils soient employés dans entreprises de moins de 20 salariés ou plus) devrait faire l'affaire.
Pourquoi vaudrait-il mieux subventionner les emplois des SMICards dans les entreprises privées pour soutenir les rentes de leurs actionnaires (dont les fonds d'investissements) que de subventionner les emplois (dit-on) bien payés du secteur public (à l'école, à l'hôpital, dans les maisons de retraites, etc.) ?
Au final, cela revient au même, sauf que les seuls perdants sont les salariés et les retraités. Autrement dit, les membres de famille !

Ecrit par : Codi | mercredi, 02 avril 2008

Hello,

Une petite précision lexicale en passant : il n'est pas juste de dire "coupes sombres" comme l'affirme Notre Vénéré Premier Ministre mais coupes claires. En effet, lorsque les bucherons coupent des arbres ils éclaircissent la forêt, ils font des clairières, voire des coupes claires. Je m'étonne que Notre Vénéré Premier Ministre soit venu achopper sur cette expression, la rendant vide de sens, comme n'importe quel premier David Pujadas venu! Mais après tout, l'absence de sens n'est elle pas l'apanage de la politique contemporaine en général et de l'actuel gouvernement en particulier?

@ + ...

Ecrit par : krissolo | vendredi, 04 avril 2008

Hello (bis),

Je viens de lire la - jolie - controverse qui vous a opposé, le sieur LOmiG et toi. Rien à dire là dessus si ce n'est sur un seul et unique point qui se base sur votre débat autour des hopitaux canadiens.

Selon moi, mais ce n'est que mon avis, le Canada me parait être Le mauvais exemple de comparaison par excellence. Je m'explique :

1. Il bénéficie depuis longtemps déjà de la manne pétrolière et gazière (et encore plus depuis ces 4 ou 5 dernières années) ce dont ne bénéficiera jamais la France
2. Il a une fonction publique bien plus décentralisée que ne le sera jamais celle de la France (tout simplement parce que c'est une réunion de régions bien plus autonomes que ne le seront jamais les régions françaises)
et 3. Il est à peu près aussi éloigné historiquement, sociologiquement, topographiquement, géographiquement, climatologiquement, géologiquement, démographiquement, ... de la France que cette dernière peut l'être de l'Australie.

Comparaison n'étant pas raison, comparons ce qui est comparable. A ce titre l'exemple allemand, même s'il est présenté ici avec l'inévitable philtre idéologique de Jacques Marseille, me parait être beaucoup plus parlant.

@ + ...

Ecrit par : krissolo | vendredi, 04 avril 2008

salut Krissolo,
merci pour ces éléments de réflexions. Oui, comparaison n'est pas raison ; mais il s'agit quand même de deux groupes de contribuables, qui payent pour un service. Il y a tout de même un intérêt à comparer le coût de ces services et la qualité de ces services.

J'essaye de trouver quelque chose là-dessus, parce que sinon notre discussion risque de s'enliser dans un stérile échange de convictions ; chacun les siennes, et personne ne convaincra l'autre. Par contre, des données chiffrées, des réalités factuelles permettent de progresser dans la mise en place d'un constat partagé sur la réalité.

à bientôt !

Ecrit par : LOmiG | vendredi, 04 avril 2008

@ LOmiG
au-delà des convictions, les chiffres bruts (et manipulés comme ceux du nombre de prof pour 1000 personnes entre la France et l'Allemagne sans tenir compte d'autres réalités) n'apportent pas grand chose puisque les comparaisons, notamment celles de Marseille sont sciemment tronquées et /biaisées pour aller dans son sens...

Ecrit par : Nico2312 | vendredi, 04 avril 2008

Tu es en train de m'expliquer que les chiffres n'apportent pas grand chose ? Que les chiffres de Marseille sont biaisés ? Alors quelle discussion possible ?

"Une discussion est impossible avec quelqu'un qui prétend ne pas chercher la vérité, mais déjà la posséder."
[Romain Rolland]

Je suis déçu de ton attitude ; que l'on ne soit pas d'accord c'est une chose. Mais si tu poses en préambule que les chiffres et les constats ne changeront rien (lesquels ne seront pas biaisés à tes yeux ?), alors la discussion est close.

Bon courage !

Ecrit par : LOmiG | vendredi, 04 avril 2008

@ LOmiG
tel que les expose bien sur qu'ils ne veulent rien... ou pire on peut tout leur faire dire surtout quand on les balance hors contexte...

libre à toi d'être déçu par mon attitude... je te retourne ton compliment concernant ta morgue et ta prétention qui consiste à dire j'ai raison et toi tort et qui comme seule preuve apporte une longue litanie de chiffres hors de tout contexte...

mais bravo la citation de Rolland définit parfaitement ton attitude, c'est bien de reconnaitre ses défauts :-)))

Ecrit par : Nico2312 | vendredi, 04 avril 2008

Ecrire un commentaire