mardi, 12 février 2008

C’est plus Neuilly, c’est Dallas !!!

"Moi, je fais confiance à l'UMP, qui ce soir prendra les décisions qui s'imposent, pour faire en sorte que la liste de Neuilly soit la meilleure possible", assurait François Fillon, lundi soir. Perdu !!!
bad3c97d8ba07f8829027db97c85e557.jpgLe secrétaire général de l’UMP, Patrick Devedjian, a en effet choisi de soutenir… un candidat non issu de l’UMP : "la commission nationale a décidé d'accorder son soutien à M. Fromantin pour conduire à Neuilly une liste de large rassemblement. Jean-François Fromentin n'appartient pas à l'UMP, mais je pense que l'UMP serait très largement représentée dans cette hypothèse. Ce qui nous importe c'est le rassemblement". Et Patrick Devedjian de repousser, temporairement, les ambitions du fils du président de la République : "Jean Sarkozy a beaucoup de talent, c'est un garçon intelligent, sensible, qui adore la politique, et qui a des dispositions. Mais il a 22 ans, son temps n'est pas venu", ajoutant qu'"en République les places s'acquièrent par le mérite, par le travail, pas par l'héritage". Espérons pour lui que le secrétaire général de l’Elysée est couvert par le père de l’intéressé….
Bien entendu cette vraie/fausse décision d’ouverture, loin de mettre fin à cette crise ridicule, la relance puisque Arnaud Teullé, le responsable (pour combien de temps encore ???) de l’UMP à Neuilly, qui avait déjà été évincé par David Martinon, ne l’entend pas cette oreille : "je serai le seul candidat à avoir soutenu Nicolas Sarkozy pendant 20 ans dans cette ville. Je serai le seul candidat à avoir l'expérience de la gestion municipale, puisque j'ai été adjoint pendant 13 ans dans cette ville. Et je serai le seul candidat à avoir mené l'UMP de 350 à 3.800 militants. Je serai donc le candidat des Neuilléens". Il enfonce d’ailleurs le clou au nom de la démocratie interne : "la nuit ne portant pas toujours conseil, j'apprends ce matin par Europe 1 que Patrick Devedjian a changé d'avis et décide de proposer l'investiture à M. Fromantin. Je n'accepte pas cette décision arbitraire"…

Et pendant ce temps-là, Nicolas Sarkozy, dont la gestion désastreuse de sa succession à la mairie est à l’origine de pataquès pitoyable, se refuse à tout commentaire, préférant fantasmer sur la planète Mars en assurant que "parce que Mars est là et que Mars est accessible aux technologies dont dispose aujourd'hui l'humanité, nous ne pouvons refuser de tenter cette aventure", plutôt que de s’intéresser au mois de mars 2008…

08:30 Publié dans Breaking news , Municipales, même pas mal , UMP | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : politique, municipales 2008, Sarkozy, Fillon, Martinon, Devedjian, Neuilly

lundi, 11 février 2008

Le "Au revoir" de Martinon

La nouvelle est tombée abrupte lors d’une conférence presse digne de Valéry Giscard d’Estaing en 1981 : David Martinon abandonne la campagne municipale à Neuilly sous l’amicale pression de la famille (régnante ???) Sarkozy.
bad3c97d8ba07f8829027db97c85e557.jpgLe porte-parole de l’Elysée tente de se justifier comme il le peut, sans pour autant se départir de sa langue de bois devenue mythique : "les conditions ne sont plus réunies pour que je mène la campagne des municipales. J'en tire toutes les conséquences et je me retire". Mais il n’oublie pas de remercier ceux (mais qui et combien sont-ils ???) qui l’ont soutenu : "merci à tous ceux, et ils sont nombreux, qui m'ont accompagné, qui m'ont aidé et qui se sont investis comme moi sans compter. Je ne vous oublierai jamais".
Nul doute qu’il n’oubliera sans doute non plus jamais le coup de couteau dans le dos que lui a infligé Nicolas Sarkozy (grand spécialiste de l’exercice), qui après l’avoir imposé à la hussarde comme candidat, l’a laissé se faire dézinguer par son fils… que l’on pourrait bien voir devenir tête liste UMP à Neuilly à en croire Dominique Paillé, le porte-parole de l’UMP : "Jean Sarkozy est un garçon bourré de talent. Il a d'énormes qualités, c’est une hypothèse qu'il ne faudrait pas écarter".

Passé cette humiliation publique (et néanmoins familiale), David Marinton boira le calice sarkozsyte jusqu’à la lie, puisque le président de la République, qui a refusé sa démission de son poste de porte-parole de l’Elysée, va pouvoir le garder sous la main histoire de l’humilier à sa guise jusqu’à plus soif !!!

13:00 Publié dans Breaking news , Municipales, même pas mal , Putain 5 ans... voire 10 , UMP | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : politique, municipales 2008, Sarkozy, Martinon, Paillé, Neuilly, VGE

mardi, 08 janvier 2008

Sarko c’est trop !!!

Il est des fois où l’autosatisfaction, la mauvaise foi et l’égocentrisme fusionnent pour attendre des sommets et élever le foutage de gueule au rang de grand art. C’est à ce type de performance que Nicolas Sarkozy a convié les Français par conférence de presse interposée.
Morceaux choisis :
Au sujet de sa liaison et son prochain mariage avec Carla
Bruni
:"vous l'avez compris c'est du sérieux, mais ce n'est pas le Journal du dimanche qui fixera la date". Certes, mais est-ce le groupe Bolloré qui paiera la noce ???
Au sujet de redevance audiovisuelle : "je veux que l'on réfléchisse à une suppression totale de la publicité sur les chaînes publiques qui pourraient alors être financées par une taxe accrue sur les chaînes privées et une taxe infinitésimale sur les abonnements à Internet et à la téléphonie". C’est son ami Martin Bouygues qui va être heureux d’apprendre que TF1 va être taxée pour financer France 2
Au sujet de la politique de civilisation : "il faut inscrire la politique d’urgence dans la longue durée et dans la profondeur d'un projet de civilisation". Pas sûr qu’on ait gagné en clarté quant à la définition… à moins de considérer que tout est dans tout (notamment l’urgence dans longue durée).
Au sujet du pouvoir d’achat, Nicolas Sarkozy bat tout les records en demandant la journaliste venant de l’interroger sur le sujet : "s'agissant du pouvoir d'achat, qu'est-ce que vous attendez de moi ?", avant d’ajouter : "réduire le débat politique français à la seule question du pouvoir d'achat, c'est absurde, d'autant plus absurde que j'étais le seul à en parler". Que faut-il en
conclure ??? Qu’il a lancé durant la campagne un sujet qui n’est pas essentiel et auquel il n’a aucune solution à apporter ??? Mais de toute façon, tout va bien, puisque le "paquet fiscal" a permis de mettre "14 milliards d'euros dans le pouvoir d'achat des Français" et que "cet argent-là", c'est du pouvoir d'achat". En effet Johnny Hallyday a aisnsi pu se racheter un Hummer... Il est simplement un peu dommage qu'il n'ait pas acheté français alors que "la France assume le choix politique, stratégique, de protéger ses entreprises, de leur donner les moyens de se défendre et de se développer"...


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mardi, 06 novembre 2007

Le PS marche une nouvelle fois sur la tête

medium_PS_envers.jpgAu PS l’Europe rend fou.
Ainsi, Stéphane Le Foll précise que "ce soir, l'objectif du Bureau national est de trancher la position du Parti socialiste sur le traité de Lisbonne lui-même", tout en laissant entendre qu’une majorité devrait se dégager en faveur du oui.
Mais dans le même temps, le chef de cabinet de François Hollande rappelle que "PS reste favorable au recours à un référendum. Nous prenons acte que le président de la République ne souhaite pas passer par la voie référendaire". Et de conclure "nous verrons, au moment où va être convoqué le congrès, quelle sera la position des socialistes, cette question ne sera pas tranchée ce soir".
Bref, les dirigeants socialistes débattent de leur position sur un texte qui ne sera sans doute pas leur position lors du vote en Congrès sur ce même texte…

Et dire que certains ose affirmer que le fonctionnement de l’Union européenne est complexe… Que devrait-on alors dire de celui du parti socialiste français ???

20:00 Publié dans Breaking news , PS | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : politique, Hollande, le Foll, Europe, PS

mardi, 19 juin 2007

Fillon 2, ou la preuve que les suites sont rarement à la hauteur de l’original

image : timeomedium_Sarko.JPG
Après Alain Juppé, la TVA sociale vient de faire une nouvelle victime collatérale : la crédibilité gouvernementale. Alors que le premier gouvernement Fillon était équilibré et jouait l’ouverture, la seconde mouture (plutôt qu'une liste fastidieuse, voici le lien vers la composition officielle) frôle le ridicule… et l’atteint même par moments.
Jean-Louis Borloo paie au prix fort le fait s’être fait avoir comme un bleu par Laurent Fabius le 10 juin au soir. En effet s’il récupère une breloque avec le titre pompeux de ministre d’Etat, il doit laisser Bercy (qui rétrograde de deux places dans l'ordre protocolaire, preuve de l’intérêt que porte le gouvernement aux sujets relatifs à l’emploi…) à Christine Lagarde. Le nouveau ministre de l’Ecologie a beau rappeler qu’il fut, avec Brice Lalonde (c’est tout dire…) l’un des fondateur de Génération écologie, il aura du mal à faire croire qu’il accède au poste de ses rêves.
Mais en dehors de ce changement de tête d’affiche, le casting pêche principalement dans le choix des seconds rôles (seconds couteaux) qui par moment frôle zéro absolu. Jean-Marie Bockel vient rejoindre la cohorte de renégats du PS qui se sont vendus pour un (sous) maroquin. Plus grave, le maire de Mulhouse qui s’était autoproclamé social-démocrate est en passe de donner raison à l’aile gauche du parti qui ne voit dans la sociale-démocrate qu’un cache-sexe de la droite. En revanche on se délecte à l’avance des futurs têtes à têtes entre Fadela Amara, la fondatrice de Ni putes ni soumises avec sa ministre de tutelle… Christine Boutin (qui à sa manière est elle-aussi ni pute ni soumise…). Mais le grand prix du n’importe quoi revient tout de même à la nomination par anticipation de Bernard Laporte comme secrétaire d’Etat aux Sports. Poste qu’il ne prendra qu’à la fin de la coupe du monde Rugby, ou plus exactement au lendemain de l’élimination du 15 de France.

Franchement, Nicolas Sarkozy n’aurait pas du s’arrêter en si bon chemin et aurait du nommer Johnny Hallyday ministre de la Fiscalité avec prise de fonctions au lendemain de la dernière date de sa tournée d’été…

14:25 Publié dans Breaking news , Putain 5 ans... voire 10 | Lien permanent | Commentaires (36) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, Sarkozy, Fillon, Borloo, Boutin, Fabius, Johnny Hallyday

dimanche, 17 juin 2007

Un enterrement et un divorce

medium_bourbon_express.jpgCette fois-ci c'est sûr, le chiraquisme est définitivement mort. Un mois après le départ de Jacques Chirac de l'Elysée, c'est au tour du "meilleur d'entre eux" d'être mis dehors par les électeurs, après l'avoir déjà temporairement été par la Justice. Passé le côté pathétique de la défaite d'Alain Juppé et sa déclaration relativement digne, force est de constater que les électeurs bordelais ne semblent pas avoir digéré la manière pour le moins cavalière utilisée par Alain Juppé pour reprendre la mairie qu'il considérait comme son bien personnel.
Reste maintenant à savoir si François Fillon va assumer les règles du jeu qu'il avait lui-même écrites à un moment où la défaite d'un ministre passait pour de la science fiction : va-t-il accepter la démission du numéro 2 du gouvernement ??? Et si oui, qui va hériter de ce poste ???
Pas de doute, le Grenelle de l'environnement a déjà du plomb dans l'aile…

Outre la piteuse défaite d'un ministre en exercice, la soirée politique (people ???) a été marquée par l'annonce sur France 2 de la séparation du couple Royal/Hollande. Certes à première vue cette nouvelle n'a rien de politique, ni même d'intéressant, mais il y a fort à parier que cette information va devenir le sujet centrale de la vie à Solferino où de toute façon à part un congrès dans quelques mois et une crédibilité à reconstruire, le programme des années à venir n'est pas des plus chargés…

22:30 Publié dans Breaking news , Palais Bourbon express | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, législatives 2007, Juppé, Fillon, Royal, Hollande, Chirac

vendredi, 18 mai 2007

Sarkozy’s fifteen

image : timeomedium_Sarko.JPG
Le casting vient de tomber. La première superproduction de l’ère Sarkozy tient toutes ses promesses avec quelques têtes d’affiches bankables, des vieilles gloires sur le retour (du Canada) des stralettes, des grand(e) espoirs et même trois prétendants au César du meilleur traître.

-Premier ministre: François Fillon
-Ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, du développement et de l'Aménagement durables: Alain Juppé
-Ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi: Jean-Louis Borloo
-Ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des collectivités territoriales: Michèle Alliot-Marie
-Ministre des Affaires étrangères et européennes: Bernard Kouchner
-Ministre de l'Immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement: Brice Hortefeux
-Garde des Sceaux, ministre de la Justice: Rachida Dati
-Ministre du Travail, des relations sociales et de la solidarité: Xavier Bertrand
-Ministre de l'Education nationale: Xavier Darcos
-Ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche: Valérie Pécresse
-Ministre de la Défense: Hervé Morin
-Ministre de la Santé, de la jeunesse et des sports: Roselyne Bachelot-Narquin
-Ministre du Logement et de la ville: Christine Boutin
-Ministre de l'Agriculture et de la pêche: Christine Lagarde
-Ministre de la Culture et de la communication, porte-parole du gouvernement: Christine Albanel
-Ministre du Budget, des comptes publics et de la fonction publique: Eric Woerth
-Secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement: Roger Karoutchi
-Secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes: Jean-Pierre Jouyet
-Secrétaire d'Etat chargé de la prospective et de l'évaluation des politiques publiques: Eric Besson
-Secrétaire d'Etat chargé des Transports: Dominique Bussereau
-Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté: Martin Hirsch

George Clooney et ses 13 amis braqueurs de casinos n’ont qu’a bien se tenir !!!

10:30 Publié dans Breaking news , Politique story , UMP | Lien permanent | Commentaires (69) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, Sarkozy, Fillon, Juppé, Borloo, MAM, Kouchner

lundi, 12 mars 2007

C’est encore la presse étrangère qui en parle le mieux…

medium_Chirac_ver.JPGLe président est mort. En effet sous la 5e République, un président qui ne se représente pas est un président mort, Charles de Gaulle et François Mitterrand peuvent en témoigner (de l’au-delà) eux qui n’ont pas survécu longtemps leur départ de l’Elysée. Quant à Valéry Giscard d’Estaing, sans doute aurait-il mieux fait de ne pas se représenter en 1981 s’évitant ainsi une interminable agonie…
Même s’il ne se prononcera que le 19 mars sur le nom du candidat pour lequel il votera, Jacques Chirac fait donc désormais parti du passé. C’est d’ailleurs ainsi qu’en parle presse étrangère. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle ne mâche pas ses mots.
La palme revient sans nul doute au Daily Telegraph qui ose un superbe (et tellement vrai) : "les conventions demandent qu'on dise des choses gentilles sur les gens quand ils prennent leur retraite, mais il n'est pas facile de le faire dans le cas de Jacques Chirac".
A peine plus charitable, La Libre Belgique commence par un semblant de compliment : "Jacques Chirac a sans doute été le plus grand homme politique de sa génération", avant de se reprendre et de remettre les choses à leur juste place : "il faut distinguer l'homme politique de l'homme d'Etat", puisqu’en "en 40 ans, a dit tout et son contraire".
Le Berliner Zeitung répond à la question de tout le monde se pose : "qu'a fait cet homme de ses possibilités ? Effroyablement peu".
Enfin, un brin narquois, le New York Times conclut qu’"il va quitter son bureau sans avoir tenu sa promesse de 1995 d'en finir avec la fracture sociale" et qu' "en principe, il pourrait être poursuivi par la justice après son départ de l'Elysée".

Quand on pense que la plupart des commentateurs s’accordent à dire que c’est sur la scène internationale que le président français a été le moins mauvais pendant ces 12 années de présidence, la teneur des commentaires de la presse étrangère fait froid dans le dos quant au niveau du reste de son bilan…


15:00 Publié dans Breaking news | Lien permanent | Commentaires (23) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, Chirac, de Gaulle, Mitterrand, VGE

jeudi, 08 mars 2007

La journée de la Femme selon Allègre

medium_PS047_l.jpgCe n’est un secret pour personne, Claude Allègre n’aime pas Ségolène Royal, il lui même voue une haine tenace et tellement outrancière qu’elle en deviendrait presque risible. L’ancien ministre de l’Education nationale, qui n’aime personne à part Lionel Jospin en dépit du fait que ce dernier l’a jeté comme un malpropre de la rue de Grenelle, a de plus le sens des symboles, il a en effet choisi le 8 mars, journée internationale de la Femme, pour vomir une nouvelle fois sa bile haineuse contre la candidate socialiste. Ainsi dans son dernier livre consacré à son expérience ministérielle, il se répand sur Ségolène Royal assurant que "très vite, malheureusement, il est apparu que Ségolène ne gérait pas du tout son département ministériel". Il en dresse également un portrait au vitriol : "hautaine et distante avec ses collaborateurs et le personnel, surtout celui du bas. Son ambition est trépidante, dévorante et jamais elle ne renonce devant l'obstacle, elle est dotée d'une détermination de fer", avant d’ajouter : "elle n'a pas de structuration politique et ne se soucie nullement d'en avoir".
Seule concession, il reconnaît qu’ "elle possède une intuition politique certaine et un sens de la communication qu'elle cultive depuis vingt ans"… C’est vrai qu’il s’y connaît en intuition et en communication, lui qui traitait les profs de feignants avant d’essayer de réformer l’Education nationale et qui a ensuite exhorté le PS a choisir Lionel Jospin comme candidat pour… 2007.

La bassesse des attaques d’un membre du PS en pleine campagne électorale contre la candidate de son parti, si elle n'est pas étonnante venant de quelqu’un d’aussi névrosé que Claude Allègre, pose quand même une vraie question : pour qui roule-t-il ???

15:25 Publié dans Breaking news , PS | Lien permanent | Commentaires (21) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, présidentielle 2007, Allègre, Royal, Jospin

lundi, 26 février 2007

Maman les sous-marins…

En pleine période de "bravitude", il était de bon ton de se gausser de l’incompétence de Ségolène Royal qui se révélait incapable de citer du tac au tac le nombre de SNLE que possède la France. Et bien, décidément, les sous-marins nucléaires n’inspirent pas les candidats à la présidentielle, puisqu’à la même question, posée dans la même émission, Nicolas Sarkozy a également répondu à côté…
Alors qu’il y a un mois, Pierre Lellouche, député UMP et membre du staff de Nicolas Sarkozy n’avait pas de mots assez durs pour condamner la nullité de la candidate socialiste : "ne pas savoir de quoi est composée notre force de frappe alors même qu'on a été membre d'un gouvernement pendant des années, ne pas savoir qu'on a quatre sous-marins, ne pas savoir qu'il y a une composante aérienne, ne pas savoir qu'il y a une composante nucléaire aussi à bord du porte-avions, tout cela est quand même problématique", se permettant même un très class : "il ne s'agit pas d'une élection cantonale partielle en Poitou-Charentes" (au passage les élections cantonales ne concernent pas les conseils régionaux... mais c'est du détail), Nicolas Sarkozy se défend désormais de ne pas avoir su répondre du fait que "honnêtement, la question est un peu spécieuse"…

Force est de constater que le ministre de l’Intérieur a parfaitement raison : où va-t-on si les journalistes se mettent à lui poser les mêmes questions pièges qu’à Ségolène Royal ??? Déjà qu’elle le bat à l’audimat, franchement, les médias c’est plus ce que c’était…

16:22 Publié dans Breaking news , Présidentielle Academy | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, présidentielle 2007, Sarkozy, Royal, Lellouche

vendredi, 23 février 2007

La vérité ne sort pas toujours de la bouche des Anglais

medium_times.JPGSerait-ce l’effet de la conduite à gauche ??? En tout cas, nos amis Anglais ont une vision étonnante de l’échiquier politique français. En effet, le Times, qui pourtant semble connaître les subtilités de la politique hexagonale au point d’ironiser dans le titre d’un article sur les éléphants du PS, qualifie néanmoins Nicolas Sarkozy de candidat de "centre-droit"… A ce rythme là Ségolène Royal fait figure de gauchiste révolutionnaire :
"Ségolène Royal a intégré des poids lourds dans son équipe de campagne hier, cherchant à contrer les critiques qui accusaient la candidate d'amateurisme.
Mme Royal, 53 ans, a annoncé la nomination de Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn, les deux rivaux qu'elle a battu lors de la primaire socialiste, dans "un conseil stratégique" chargée de l'épauler.
Bien que les deux hommes aient dédaigné Mme Royal quand elle a annoncé sa candidature et l'ont boudée depuis qu'elle a été choisie, ils sont considérés comme des forces de frappe capables d'infliger des dégâts au candidat de centre-droit, Nicolas Sarkozy
"

(l’intégralité de l’article en VO)

17:15 Publié dans Breaking news , Chez nos voisins | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, présidentielle 2007, Royal, Sarkozy, DSK, Fabius

mardi, 20 février 2007

La vérité sort de la bouche des Anglais (2)

medium_Independant.JPGDécidément Nicolas Sarkozy n’a pas de chance avec les journalistes de la perfide Albion. Et pourtant ce n’est pas faute de se répandre sur le bien qu’il pense de la politique menée par Tony Blair (dont le parti est en train de boire la tasse dans les sondages…). En effet, après le Financial Times, qui l’enjoignait hier de démissionner de la place Beauvau par respect pour la démocratie, c’est aujourd’hui le tour de The Independent de tresser des louanges à Ségolène Royal suite à sa prestation sur TF1 hier soir :
"La candidate socialiste à la présidentielle, Ségolène Royal, a su d'une certaine façon dissiper les doutes sur sa campagne, grâce à une intervention combative et fluide en prime-time à la télévision. […] Elle a réalisé une prestation confiante, particulièrement sur les questions de l'éducation, de la famille, de la santé et de la sécurité sociale. Lorsqu'un homme de 60 ans en fauteuil roulant s'effondra en larmes, Madame Royal s'est approchée de lui, lui prenant la main et lui touchant le dos. Cet incident est un cadeau pour quelqu'un qui à l'occasion se pose en mère de la nation"

(l’intégralité de l’article en VO)

15:25 Publié dans Breaking news , Chez nos voisins | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, présidentielle 2007, Royal, Sarkozy, Tony Blair

lundi, 19 février 2007

La vérité sort de la bouche des Anglais

medium_FT.2.JPG"Nicolas Sarkozy a saisi l'élection présidentielle française au collet […] construisant une avance respectable dans les sondages. Quel dommage, cependant, que l'élection ne soit pas équitable, ou du moins pas acceptée par tous comme telle. L'équipe de Ségolène Royal se plaint qu'au coeur de la campagne de M. Sarkozy se trouve un conflit d'intérêts. De tels arguments pourraient être balayés comme la complainte d'hommes politiques défaillants, mais ils se trouvent être vrais. L'impression d'un conflit d'intérêts à plusieurs facettes est difficile à éviter […] Nicolas Sarkozy a fait de la rupture son slogan de campagne mais il insiste pour rester le .numéro deux du gouvernement. Faire campagne contre une administration dans laquelle on a servi frise l'absurdité […] Pour le bien de son pays, et de lui-même, il devrait se concentrer sur sa candidature et quitter son poste de suite".

Quel quotidien,estampillé à droite de surcroît, oserait écrire cela en France aujourd’hui ??? Probablement aucun. Pour lire un article aussi vrai et aussi plein de bon sens il faut passer la Manche et acheter… le Financial Times, dont on ne peut pourtant pas dire qu’il s’agisse une publication gauchisante…

(l’intégralité de l’article en VO)

15:28 Publié dans Breaking news , Chez nos voisins | Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, présidentielle 2007, Sarkozy, Royal

lundi, 21 août 2006

Fatwa toi-même !!!

L’ambiance est chaude bouillante rue de Solferino !!!
François Rebsamen n’avait fait preuve ni de tact, ni même d’intelligence en demandant à "Dominique Strauss-Kahn et Jack Lang à se retirer" de la course à la candidature"pour provoquer la réflexion" et surtout pour laisser gagner, sans combattre, ni débattre, Ségolène Royal. Mais comme il fallait s’en douter, il vient d’être surpassé par Jack Lang qui condamne "la fatwa renouvelée par François Rebsamen à l'égard des camarades candidats tourne le dos à notre culture socialiste et à nos valeurs communes". Si la condamnation des propos du numéro 2 du PS est logique et tout ce qu’il y a de plus naturelle, l’ancien ministre de la Culture, sans doute à la recherche du bon mot que reprendront les médias, vient de surenchérir dans la bêtise et la provocation… surtout lorsqu’il ajoute : "c'est l'avenir de notre formation qui est ici en cause. Dans l'immédiat, c'est la procédure même du choix de notre candidat qui peut être entachée de suspicion".

Une chose est certaine, François Rebsamen par sa sortie intempestive est contre productif vis-à-vis de la candidature qu’il soutient et Jack Lang, depuis une semaine, accumule les dérapages… A quatre jours de l’université d’été du PS, le niveau du débat ne va pas s’en trouver relevé.

16:50 Publié dans Breaking news , Présidentielle Academy , PS | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, présidentielle 2007, Lang, DSK, PS, Rebsamen, Royal

lundi, 19 juin 2006

Qui a dit que politique et net ne font pas bon ménage ???

Le net est-il en train de devenir le nouvel Eldorado pour les partis politique ? Les couacs des achats de mots clés à gogos par l’UMP et Jack Lang (par exemple) sous Google ont pu, au début de l’année, faire rire ou agacer, mais la réussite de l’opération adhésion en ligne lancée par le PS démontre qu’Internet est devenu un média qui compte pour les partis politiques. Bien sûr, on peut toujours rappeler qu’une adhésion à 20 euros c’est tentant, surtout à quelques mois de la désignation du ou de la candidat(e) à la présidentielle, mais force est de constater que 68 789 nouveaux adhérents en 6 mois est une performance que les socialistes n’auraient pas été mesure de réaliser sans le net. Evidement comme trop souvent après un bon résultat, ils s’enflamment avec leurs désormais 202 702 adhérents et espèrent dépasser l’UMP, forte de 216 000 militants dont un grand nombre obtenus de la même façon (adhésion online et prix cassé). L’UMP justement qui innove une nouvelle fois en lançant aujourd’hui un nouveau site pour essayer d’augmenter les dons des personnes physiques grâce au paiement en ligne. Le parti chiraco-sarkoszyte a toutes les raison de chouchouter ses plus de 45 000 donateurs qui lui ont rapporté l’an dernier, 4 millions d'euros, surtout avec un objectif pour 2006 de "7 millions d'euros cette année, soit 15% du budget".

L’utilisation d’Internet, en voilà une idée à creuser pour les Verts : cela leur permettrait de recommencer autant de fois qu’ils le veulent leurs votes d’investiture sans avoir à attendre une semaine pour chaque dépouillement… Mais reconnaissons que ce serait moins drôle.

17:38 Publié dans Breaking news | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, PS, UMP, Les Verts

mardi, 18 avril 2006

PSA tord le cou à un lieu commun

Une triste nouvelle pour l'emploi chez nos voisins d'outre Manche - la fermeture d'une usine du groupe PSA Peugeot Citroën qui se traduira pas 2 200 suppressions d'emplois + vient tordre en partie le cou aux déclarations des ultralibéraux et "déclinologues" de tous poils. En effet, le communiqué de la firme automobile française précise que cette fermeture vient du fait
qu' "une Peugeot 206 coûtait 400 euros plus cher à produire à Ryton qu'à Poissy ou à Mulhouse". Une déclaration qui va à l'encontre du lieu commun, repris à l'envie par le gouvernement, selon lequel les 35 heures et les charges sociales rendent l'industrie française trop chère par rapport à ses concurrents, notamment libéraux comme la Grande-Bretagne.
Il ne faut bien sûr pas tomber d'un extrême dans l'autre, puisque le porte-parole de PSA précise que cette différence de coûts "est lié principalement à des coûts logistiques plus élevés", mais il est tout de même bon de rappeler que la France n'est pas exactement, sur le plan économique, le pays sclérosé, cher et rétif au changement que certains aiment à décrire emportés par leur dogmatisme économique.

21:25 Publié dans Breaking news | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique

lundi, 10 avril 2006

CPE : RIP

Ça y est, ils auront mis le temps, mais Jacques Chirac et Dominique de Villepin viennent d’annoncer la mort du CPE !
Le Président de la République a bien tenter une dernière fois de sauver la mise à son premier ministre en assurant dans un communiqué laconique que la décision vient de ce dernier : "sur proposition du Premier ministre et après avoir entendu les Présidents des groupes parlementaires et les responsables de la majorité, le Président de la République a décidé de remplacer l'article 8 de la loi sur l'égalité des chances par un dispositif en faveur de l'insertion professionnelle des jeunes en difficulté". Pourtant personne n’est dupe et Dominique de Villepin et sa méthode sont enfin désavoués en plus haut lieu. Qu’il est triste de penser qu’il aura fallu plus de deux mois de manifestations pour en arriver là…

Toute honte bue, le premier ministre n’a même pas annoncé sa démission dans la foulée de cette humiliation, perdant ainsi le peu de crédit qui pouvait lui rester (lui qui avait pourtant plusieurs fois brandi cette menace ces derniers temps). Le gouvernement, ou plutôt ce qu’il en reste, n’a plus qu’à gérer les affaires courantes jusqu’à la présidentielle, puisque que par son mépris du peuple et des partenaires sociaux Dominique de Villepin s’est condamné à ne plus pouvoir entamer la moindre réforme. Tel le « Napoléon du pauvre » qu’il est, il peut désormais contempler l’étendu du désastre qu’est le retrait du CPE et champ de ruines de ses ambitions présidentielles…

11:05 Publié dans Breaking news , CPE for never | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note