vendredi, 18 avril 2008
Peut-on rire de tout ???
"Je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître..."
Non, Charles Aznavour n'est pas (encore) mort, mais il y a vingt ans Pierre Desproges quittait définitivement la scène. Et sans tomber dans le mémorialisme trop à la mode depuis quelques temps, force est de constater qu'à regarder le landernau politique où s'agitent pathétiquement des Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, Jean-Marie Le Pen (qui bouge heureusement de moins en moins) ou autre Jean-Luc Mélenchon, Brice Hortefeux, François Bayrou ou Arlette Laguiller (sans oublier tous les autres qui semaine après semaine trustent les places du Top des champions), on ne peut que se dire qu'il avait raison. Oui, "on peut rire de tout" (et c'est une nécessité), "mais pas avec tout le monde"…
Clin d'œil du destin, vingt ans après le poète du cynisme (il suffit de relire ses œuvres pour réaliser à quel point Pierre Desproges écrivait bien), est rejoint au paradis des gens de Lettres par le poète de la négritude, Aimé Césaire.
Etonnant (mais mérité), non ???
09:30 Publié dans Politique story, Un peu de culture | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : politique, Sarkozy, Royal, Le Pen, Bayrou, Mélenchon, Hortefeux
lundi, 07 avril 2008
Le MoDem de Bayrou de plus en plus alternatif
"Je réfléchis, je n'en sais rien" assure François Bayrou quand à son vote sur la motion de censure déposée par le groupe PS. Et on le comprend : voter pour, contre ou s’abstenir cela fait beaucoup de choix possibles… et comme contrairement aux municipales, le président du MoDem n’a le droit qu’à un seul positionnement son trouble ne peut qu’être à son paroxysme.
Mais surtout, le texte de la gauche, les Verts et le PCF s’y associant, ne l’aide pas puisque comme il le dit lui-même, "sur la politique économique et sociale, il s'agit de dire grosso modo qu'il ne faut pas faire d'économies, et je suis en désaccord", alors que sur l’Otan, contraire, il ajoute : "je suis profondément d'accord, si la motion ne portait que sur l'Otan, je la voterais", pour condamner la "dérive atlantiste" de Nicolas Sarkozy.
Pas de doute la politique c’est difficile… surtout pour un centriste dès qu’il faut faire un choix. Et celui vers lequel s’oriente François Bayrou sent l’abstention à plein nez. Abstention qui du fait du décompte des voix lors d’une motion de censure équivaut à un soutien à peine masqué au gouvernement !!! Un positionnement qui commence à lasser y compris au sein du son dernier carré de fidèles, comme Jean Arthuis, qui lui au moins s’assume de centre-droite, et qui affirme que "l'UDF n'est pas morte" pour expliquer son départ du MoDem en ajoutant que "si nous ne pouvons retrouver notre liberté à l'amiable, nous étudierons les voies juridiques de le faire"…
Ce à quoi François Bayrou réplique qu’il sait qu’"on ne gouverne pas un parti comme une secte. Le MoDem, ce n'est pas le Temple solaire. C'est une phrase que j'ai entendue mille fois à mon propos".
En effet, la principale différence entre une secte le MoDem c’est qu’une secte a des adeptes…
08:30 Publié dans Putain 5 ans... voire 10, UDF, MoDem, NC | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : politique, Sarkozy, Bayrou, Arthuis
jeudi, 13 mars 2008
Quand les amis de Bayrou vont à la soupe…
"Ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent !" C'est peu de dire que François Bayrou et le MoDem ont fait leur cette maxime d'Edgar Faure. En effet, s'il fut un temps où le centre penchait ouvertement à droite en France (ce qui valu à François Bayrou d'être ministre d'Edouard Balladur, puis d'Alain Juppé…), son positionnement sur l'échiquier politique fluctue aujourd'hui en fonction des places d'adjoints au maire que lui propose tel ou tel camp.
C'est ainsi que par exemple, le MoDem a rejoint le PS à Lille ou Marseille, alors qu'il fait alliance avec l'UMP à Toulouse ou Colombes (pour sauver la soldate Yade ???). Une tactique édictée par François Bayrou lui-même, qui réussit la performance de rester officiellement indépendant à Pau tout en étant soutenu par Alain Juppé. Mais voilà l'ex-futur maire de Pau, à force de prôner une stratégie opportuniste et dépourvue de la moindre élémentaire décence, a fini par être débordé par ses propres troupes : à Aubagne, la liste MoDem a fusionner avec la liste... du PCF en échange d'un poste d'adjoint (on imagine la tête des quelques rares notables de l'UDF passés au MoDem qui déjà le 10 mai 1981 craignaient de voir les chars soviétiques sur les Champs Elysées...).
Après ça, le leader du MoDem peut bien condamner de tels agissements en assurant : "j'ai appris par la radio qu'il y avait une alliance, la seule que je n'accepte pas, c'est à Aubagne, parce que l'alliance avec un maire communiste sortant, même si c'est quelqu'un sans doute de sympathique, n'est pas dans le cadre de la vision qui est la nôtre. Nous considérons qu'il faut avoir un minimum de repères communs, ou un patrimoine de repères communs et le Parti communiste n'entre pas dans ce répertoire de repères communs". C'est tout de même lui qui a commencé à brouiller les repères au nom de sa seule ambition personnlle lors de la présidentielle...
Heureusement pour la morale, dans certains cas la prostitution électorale du MoDem laisse de marbre les candidats aguichés. Ainsi à Paris en dépit des efforts plus qu'insistants de Marielle de Sarnez pour démontrer son opposition à l'UMP et à Françoise de Panafieu (plus bête, méchante et hargneuse que jamais lors du débat télévisé d'hier soir), elle a reçu une superbe fin de non de recevoir de la part de Bertrand Delanoë : "quand je vois le MoDem s'allier à Toulouse avec la droite et à Marseille avec la gauche, je suis un peu choqué" par cette "géométrie variable". En réaction, et preuve de l'absence de ligne politique et surtout de logique et d'amour propre du MoDem, le parti bayrousite s'apprête à faire réélire Jean Tibéri dans le 5e arrondissement en maintenant son propre candidat. Comme action de rénovation de la vie politique on a connu mieux…
08:30 Publié dans Municipales, même pas mal, PS, UDF, MoDem, NC, UMP | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : politique, municipales 2008, Bayrou, Juppé, Yade, Sarnez, Delanoë
mardi, 11 mars 2008
MoDem, moi non plus
Pau vaut-elle une alliance avec l’UMP ??? Telle est la question qui doit tarauder François Bayrou depuis son (semi) échec dimanche soir. Surtout que du côté de la rue La Boëtie, même si on tente de minimiser la gravité de situation en priant pour un sursaut des électeurs de droite au second tour, on fait les yeux doux à celui que l’on méprisait encore la veille.
Ainsi Patrick Devedjian, l’homme qui le 9 mars au soir osait quasi annoncer une victoire de l’UMP, se fait désormais un poil plus modeste : "mon souhait, c'est qu'il y ait une négociation avec le MoDem parce qu'effectivement, dans un certain nombre de villes, la position du MoDem est très importante et peut décider du résultat". Ce qui fait justement dire à François Hollande que "l'UMP doit être dans une situation bien difficile pour appeler le MoDem"… alors même que Ségolène Royal demande elle aussi une alliance avec le parti de François Bayrou. Dans le même temps, Jean-Pierre Raffarin, l’autre demi dirigeant de l’UMP ajoute : "je suis prêt à soutenir François Bayrou pour bien montrer qu'au fond l'allié naturel du centre dans ce pays c'est l'UMP et sa stratégie d'ouverture". Idem pour François Fillon qui va encore plus loin dans la surenchère (après ça, cela va devenir difficile de dire que l'UMP n'a pas peur du second tour...) : "je dis que si les responsables du MoDem acceptent de soutenir les listes qui sont celles de la majorité présidentielle, naturellement nous soutiendrons les candidats du MoDem qui sont en position de se maintenir et d'être soutenus par notre majorité"... y compris et notamment à Pau.
François Bayrou a beau mettre en avant une nouvelle fois sur son ni droite ni gauche (bien au contraire) en assurant que des accords ne seront conclus que "ville par ville, candidat par candidat", pas besoin de chercher bien loin pour comprendre que cela veut dire se vendre au candidat qui localement a le plus de chances de l’emporter le 16 mars, à savoir dans de nombreuses villes, la gauche… La preuve par l’exemple : à Paris, le MoDem, en la personne de Marielle de Sarnez (qui a réussi l’exploit dimanche sur les plateaux de télés de passer pour la seule véritable représentante de l’opposition à l’UMP) ne se voit pas monter dans le corbillard électoral conduit par Françoise Panafieu. Au contraire, elle fait des appels du pied plus qu’insistants à Bertrand Delanoë. Mais quitte à se fader des alliés encombrants, le maire de Paris préfère se (re)taper les Verts qu'il connait et qu'il a su museler depuis sept ans.
Comme tout cela fleure bon du côté du MoDem les jeux d’appareil des partis charnières des 3e et 4e Républiques, symboles de la plus basse des pratiques purement politiciennes dépourvues de la moindre once de conviction…
Seule bonne nouvelle au milieu de cette déplorable situation, les grands cocus de cette farce sordide risquent bien de se trouver du côté du Nouveau centre. Après avoir vendu leur âme pour quelques maroquins, Hervé Morin et ses amis s’apprêtent à avaler une couleuvre démesurée : voir l’UMP quémander à genoux le soutien du MoDem. Ce qui fait dire à François Sauvadet que "la danse du ventre devant le MoDem à laquelle se livrent un certain nombre de dirigeants de l'UMP, à commencer par la candidate UMP dans la capitale est ridicule et totalement inefficace", avant de rappeler que contrairement à eux, ralliés (collaborateurs ???) de la première heure, "François Bayrou a fait clairement le choix de l'opposition".
En plus de se sentir trahi (chacun son tour…), le NC doit surtout commencer à réaliser (mieux vaut tard que jamais) qu’aux yeux de l’UMP, il n’est que quantité négligeable et que le MoDem représente une force d’appoint nettement plus intéressante…
08:30 Publié dans Municipales, même pas mal, UDF, MoDem, NC, UMP | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : politique, municipales 2008, Bayrou, Devedjian, Raffarin, Hollande, Royal
lundi, 17 décembre 2007
Le centre c’est la droite
15 jours après l’élection soviétique de François Bayrou à la tête du Modem qui signait l’arrêt de mort officiel de l’UDF, le Nouveau centre joue à Frankenstein en annonçant de sa volonté de faire revivre le cadavre du parti créé par Valéry Giscard d’Estaing. On savait que certains prêtent toutes les vertus au ralliement à Nicolas Sarkozy, mais de là à ressusciter les morts…
Ainsi Hervé Morin qui présidait le premier conseil national du NC à la maison de la Chimie (pour le symbole une cabine téléphonique à Vichy aurait été bien meilleure) assure-t-il que "selon certains, l'UDF serait morte. Elle ne correspondrait plus à l'air du temps. Elle serait dépassée, elle serait ringarde, nous allons la faire revivre cette famille, la famille des Monnet, des Schuman, des Lecanuet, des Simone Veil, des Raymond Barre, des François Léotard, des Valéry Giscard d'Estaing". Force est de constater que Simone Veil (elle aussi passée au sarkozyme) mise à part, le ministre de la Défense ne se réfère qu’à des morts… Après cela son discours sombre carrément dans la nécrophilie : "cette famille, je n'accepte pas, nous n'acceptons pas, qu'elle soit enterrée, qu'elle soit liquidée, un soir, en catimini, dans un hangar, à Villepinte, tout simplement parce qu'elle ne pourrait plus servir la cause et l'ambition d'un homme".
Après cette logorrhée nauséeuse, le député de la Marne, Charles de Courson a enfin dit tout haut ce que tous ses amis pensent tout bas : "la seule alliance possible des centristes, elle est à droite". Ce à quoi Hervé Morin croit bon d’ajouter qu’ "être dans la majorité, c'est aussi se faire respecter"… Il faudra sans doute le dire un peu plus fort pour être entendu par l’UMP puisque pour les municipales, le NC n’a eu l’autorisation de son parti grand frère de ne présenter que 189 têtes de liste (sur 36 000 communes) dont aucune à Paris. Chacun sa notion du respect.
Mais nul doute que d’ici peu, le NC pourra compter dans ses rangs un autre cador qui après avoir tenté de se faire passer un libre penseur se vend désormais à l’UMP contre une écuelle de lentilles (ou plutôt pour une place sur les listes de Françoise de Panafieu). En effet, Jean-Marie Cavada tout en osant encore se revendiquer "homme du centre gauche" vomit désormais sur le compte de son ex-ami François Bayrou en assurant que "l'homme a ses intelligences et son intérêt. Mais nous avons dit ni droite ni gauche et maintenant pour lui, c'est ni droite ni droite".
Au moins maintenant c’est clair : quiconque se déclare centriste est en réalité de droite, que ce soit le NC rallié à Nicolas Sarkozy, Jean-Marie Cavada présent sur des les listes de droite à Paris… ou même François Baryou qui prône une alliance avec Alain Juppé à Bordeaux.
08:30 Publié dans Putain 5 ans... voire 10, UDF, MoDem, NC | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : politique, Morin, Bayrou, Cavada, Panafieu, VGE, Sarkozy
lundi, 10 décembre 2007
Le PCF décide de ne rien décider
Il n’y a pas que le PS qui patauge depuis le 6 mai 2007. Le PCF, marqué par les moins de 2% de sa candidate à la présidentielle et dont les députés ont été obligés de s’allier avec les Verts faute d’être suffisamment nombreux pour former seuls un groupe (qui nécessite 20 députés…), ne semble plus trop savoir lui non plus où il habite.
Quelque 1 179 délégués étaient ainsi réunis ce week-end à l’Arche de La Défense pour préparer les débats du 34e congrès du parti qui se tiendra en 2008 et qui verra Marie-George Buffet passer la main après son monumental échec de la présidentielle. Preuve de la crise profonde que traverse le parti communiste, seuls 72% d’entre eux (on est loin des scores de François Bayrou… ou même de Georges Marchais) ont adopté un "mandat" langue de bois au possible : "il ne faut exclure aucune hypothèse concernant le parti ou sa stratégie, ni fixer d'avance aucune orientation" avant le congrès de 2008… Une position presque aussi claire et productive que celle du BN du PS sur le traité européen. C’est dire !!!
Marie-George Buffet, qui ces derniers temps a appris à se contenter de peu, préfère relever "une première convergence" : le "fort attachement des adhérents au Parti communiste" (ouf, ça c’est une grande victoire… Dommage pour elle que 98% des électeurs ne pensent pas de même). Sur ce point en effet tous les participants sont d’accord, y compris les orthodoxes de Maxime Gremetz qui se félicite que "on n'a pas pris acte du fait qu'à 80% dans les sections, les adhérents se sont prononcés pour le maintien du PCF". Mais pas sûr que ces derniers suivent la secrétaire nationale quand elle affirme qu’il faut "révolutionner le PCF" en "revisitant sa visée et son projet". D’autant que le moins que l’on puisse dire c’est que coincé entre l’ex-gauche plurielle et la gauche de la gauche qu’Olivier Besancenot rêve de fédérer autour de lui (on lui souhaite bon courage), l’espace révolutionnaire semble des plus restreint pour les communistes…
Bref, quand Marie-George Buffet assure qu’"il faut écrire une nouvelle page du communisme", on est en droit de penser que cette nouvelle page a toutes les chances de ressembler à une postface…
08:30 Publié dans Extrême-gauche, Putain 5 ans... voire 10 | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : politique, Buffet, Besancenot, Marchais, Bayrou, Gremetz
mardi, 04 décembre 2007
Sarkozy promet et l'intendance Fillon essaie de suivre
Avant de partir pour Alger, Nicolas Sarkozy a pris le temps de téléphoner à son grand ami (et amateur de 4X4) Vladimir Poutine qu'il a "chaleureusement félicité" après son superbe et démocratique succès (mais néanmoins moins impressionnant que celui de François Bayrou) lors des dernières élections législatives russes. Mais surtout il laisse à François Fillon le soin de se dépatouiller avec ses promesses télévisées sur le pouvoir d'achat.
Profitant ainsi que son "patron" (qui désormais gagne enfin plus que lui), le Premier ministre se lâche et tente de se faire passer pour celui qui prend le décision en assurant : "j'ai décidé que dans les tout prochains jours serait soumis au Parlement un texte permettant le rachat des heures de RTT et comptes épargne temps, le déblocage de la participation et la mise en place d'une prime de 1 000 euros dans les entreprises de moins de 50 salariés qui n'ont pas vocation à mettre en oeuvre le système de la participation". Il indique également que Christine Boutin, la ministre du Logement, engagera "dès cette semaine la concertation avec les professionnels du logement" pour que l'indexation des loyers sur l'indice des prix et non plus sur celui de la construction soit effective "dès le 1er janvier". Dans le même temps, elle préparera "un projet de loi qui permettra de supprimer dès le début de 2008 les cautions et de réduire à un mois les dépôts de garantie". Le pouvoir d'achat en frémit déjà…
François Fillon affirme aussi avoir demandé à Eric Woerth, le ministre de la Fonction publique, de lancer concertation avec les syndicats de la fonction publique "pour l'application des mesures spécifiques à la fonction publique sur les heures supplémentaires et sur les rachats de RTT". Et de conclure que "le gouvernement est au travail. D'ici la fin de l'année, les mesures proposées par le président de la République seront effectives, en cours de développement". "En cours de développement", l'expression a de quoi faire peur, tant elle sent la langue de bois à plein nez… et permettra dans quelques mois de revenir sur tel ou tel engagement au motif par exemple que "l'Etat est en faillite" ou qu'il "n'y pas d'argent" dans les caisses.
Et pendant ce temps-là le PS continue ses pages d'écriture. Après la salves des brûlots anti-Ségo, voici venu le temps de la réplique de cette dernière qui fait la tournée des plateaux télé pour vendre son "Ma plus belle histoire, c'est vous". Se prenant pour Barbara, Ségolène Royal affirme vouloir "un jour, fêter ses retrouvailles" avec les Français (à Marienbad, à Nantes ou bien encore dans le petit bois de Saint-Amand ???), avant de promettre à ses partisans : "je ne connais encore ni le lieu, ni la date, mais je sais qu'un jour, nous nous retrouverons. Je gagnerai un jour pour eux"… le jour où l'aigle noir aura des dents sans doute.
Avec une opposition pareille, Nicolas Sarkozy n'a pas trop à s'en faire et peut continuer encore longtemps de promettre n'importe quoi puisque aucune alternative politique crédible semble se faire jour…

08:30 Publié dans PS, Putain 5 ans... voire 10, UMP | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : politique, Sarkozy, Fillon, Royal, Boutin, Woerth, Bayrou
lundi, 03 décembre 2007
La guerre du Centre aura-t-elle lieu ???
L’UDF est morte, vive le MoDem. En un week-end, François Bayrou a fait le grand chelem : après avoir enterré l'UDF vendredi et fondé le MoDem samedi, il a en effet été élu à la tête du nouveau parti par 96,82% des 3 933 adhérents ayant participé au vote (un score à peine inférieur à celui de Jean-Marie Le Pen lors du dernier congrès du FN... c’est dire le niveau de démocratie interne du MoDem).
Sans doute grisé par un tel résultat, le député des Pyrénées-Atlantiques s’est laissé aller à affirmer que le MoDem, qu’il qualifie de "seul parti nouveau de la vie politique française" est "un mouvement de résistance à l'ordre mondial, au modèle qui essaie de s'emparer aujourd'hui de la mondialisation". La résistance la mondialisation c’est bien, mais pour ratisser large en vue de 2012 mieux vaut s’en prendre à Nicolas Sarkozy. C’est pourquoi François Bayrou assure que "nouvelle frontière ne se situe plus entre la droite et la gauche", mais "entre une attitude d'alignement et de résistance" au président de la République. Puis se prenant probablement pour Laurent Fabius nouvelle formule, il s’est lancé dans un plaidoyer en faveur de l’écologie en proposant "un autre projet de développement pour la planète, qui ne s'arrête pas à la croissance économique" pour conclure que "l'économie doit servir l'homme et non pas l'inverse". Il fallait au moins cela pour séduire Corinne Lepage et Jean-Luc Bennahmias présents dans la salle.
Mais le MoDem a beau revendiquer "entre 50 000 et 60 000 adhérents", dont la moitié venant des fichiers de feue l’UDF, il ne peut compter que sur trois députés en comptant son président (dans de telles conditions on comprend mieux pourquoi il ne juge pas opportun de s’appliquer à lui-même le non-cumul des mandats pourtant inscrit à son programme lors de la dernière présidentielle…). Si du côté des sénateurs ex-UDF, "27 sur 30" se sont affiliés au MoDem selon leur chef de file Michel Mercier, ce dernier souhaite cependant garder le sigle UDF pour le groupe au Sénat au motif que "certains sénateurs se sont affiliés au MoDem par enthousiasme, d'autres parce qu'ils n'avaient nulle part où aller"… pas de doute ça c’est de l’adhésion aux idées.
Bien entendu Hervé Morin, le chef de file de Nouveau centre s’est empressé de tacler son ex-idole en lâchant que "la démarche de François Bayrou, c'est une démarche qui consiste seulement à faire en sorte de servir son destin personnel", avant d’ajouter avec une mauvaise foi qui ferrait presque sourire : "il a réussi l'exploit de transformer un parti politique qui avait plus de parlementaires que le RPR en 1988 en un parti qui n'en a plus aujourd'hui que deux". Et de conclure que le MoDem lui rappelle le "radeau de la Méduse", symbole d'une "dérive personnelle totale". Jamais avare d’un bon (et souvent d’un mauvais) mot, André Santini, lui aussi passé au NC contre un sous-maroquin enfonce le clou en demandant un "Grenelle du centre", avant de fustiger la création d’"un parti sans ligne politique, sans élus, sans vision, sans cohérence interne".
Les attaques des ex-UDF ralliés à Nicolas Sarkozy auraient peut-être pu porter un minimum si le Nouveau centre était un parti irréprochable. Mais à en juger par leurs magouilles pathétiques de ces dernières semaines pour récupérer du financement public auquel le NC n’a pas droit du fait de ses résultats aux législatives, c’est loin d’être le cas. Au point que l’on peut se demander s’il vaut mieux être "un parti sans élus" ou bien sans adhérents et sans amour propre ???

08:30 Publié dans UDF, MoDem, NC | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : politique, Sarkozy, Bayrou, Morin, Santini, Le Pen, Fabius
samedi, 24 novembre 2007
Top 3 des champions de la semaine 89
Sans surprise le classement est cette semaine écrasé de toute sa class par un "ex" qui prouve que lorsque l’on a du talent, on ne le perd pas avec l’âge ni avec la retraite. Les deux autres marches du podium sont squattées par les frères ennemis du centre (droit ???) qui bien que séparés depuis l’élection du Nicolas Sarkozy ne sont pas si différents que cela.
1/ Jacques Chirac
Mis en examen pour "détournement de fonds publics" (une grande première en France qui a elle seule vaut la médaille d’or), l’ancien président de la République a affirmé sur TF1 : "je vais me battre à la fois pour la vérité et pour mon honneur".
Pour qui est de la recherche de la vérité, on ne saurait trop conseiller à Jacques Chirac, tout en respectant il va sans dire la présomption d’innocence, de faire attention justement à ce qu’elle ne lui explose pas à la figure…
Pour ce qui est de "se battre pour son honneur", comme dit le proverbe : "chacun se bat pour ce qui lui manque le plus"…
2/ Le Nouveau centre
Les centristes ralliés à Nicolas Sarkozy sont en passe de devenir de grands habitués du podium. Après s’être allié à un parti d’outre-mer pour toucher de subventions publiques que leur score aux législatives ne leur permet pas, le groupe NC à l’Assemblée nationale, par la voix de son président, François Sauvadet, a osé lancer un appel à la "responsabilité syndicale" pour l'ouverture de négociations et l’arrêt des grèves dans les transports.
La "responsabilité syndicale" est sans nul doute nécessaire en France, mais cette demande venant de députés qui ont osé sans la moindre décence présenter une proposition de loi rétroactive pour essayer de grappiller de l’argent public est hallucinant. On se demande quelle peut bien être leur définition de la "responsabilité politique"…
3/ François Bayrou
Dans la série "faites ce que je dis mais pas ce que je fais", le président du MoDem fait aussi fort ou presque que ses ex-amis du NC. Alors que dans son programme présidentiel il affirmait "la République nouvelle doit adopter le principe du mandat unique pour les députés", six mois plus tard, il annonce sa candidature à la mairie de Pau.
Or voilà, il est déjà conseiller général des Pyrénées-Atlantiques ainsi que député du même département… Mandat unique
disait-il ??? Contrairement à la ligne politique (marketing ???) affichée par Frabnçois Bayrou, sur ce point précis, le MoDem ne semble pas le moins du monde différent de la droite et la gauche.
(merci à Lancelot pour l’info)
14:30 Publié dans Top des champions | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : politique, Sarkozy, Chirac, Sauvadet, Bayrou
dimanche, 28 octobre 2007
Top 3 des champions de la semaine 85
Un classement exceptionnel cette semaine avec trois lauréats dont chacun aurait mérité
la médaille d’or !!!
Mais ne nous plaignons pas : trop d’abondance ne peut pas nuire…
1/ Le Nouveau centre
La coquille vide des UDF défroqués monte sur la plus haute marche du podium pour avoir réussi à allier la mesquinerie au ridicule en échouant lamentablement dans sa tentative, en accord avec l’UMP, pour toucher une part indue de financement public. En effet, même en présentant leurs femmes, enfant ou encore chauffeurs les leaders du groupuscule NC ne sont pas parvenus à réunir, lors des dernières législatives, les 50 candidats nécessaires pour bénéficier du financement public. Mais ne doutant de rien du fait du soutien plus qu’appuyé du gouvernement qui leur a offert une superbe place dans l’ordre du jour surchargé de l’Assemblée, ils ont présenté une proposition de loi qui dispose que les formations politiques ayant au moins 15 députés puissent bénéficier d'un financement public et ce de façon rétroactive !!! Pas de chance, face au tôlé provoqué par ce texte, le secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, a finalement décidé de repousser la suite des débats après trois heures de parodie de démocratie (cf. l’excellent post d’Autheuil)
Comment ne pas être d’accord avec François Bayrou quand il affirme qu’ "on n'a pas le droit de voter des lois qui changent la règle du jeu après la fin du jeu. Ces avantages matériels correspondent à leur ralliement. C'est une magouille, une manœuvre dont tout le monde connait le sens" ???
2/ Clémentine Autain
En politique un parachutage c’est déjà super class quand ça réussi, mais quand ça rate c’est carrément pitoyable. C’est ce que vient d’apprendre à ses dépends, tout en remportant une belle médaille d’argent, l’adjointe à la jeunesse du maire de Paris qui après avoir annoncé son refus de se représenter sur une liste "Delanoë" en 2008 par peur (feinte ???) d’une hypothétique alliance avec le MoDem, se voyait bien passer le périph direction Montreuil pour "succéder éventuellement à mi-mandat" à l’actuel maire de la ville, Jean-Pierre Brard, comme elle apparenté communiste.
Mais voilà, à s’inviter chez les gens sans prévenir on n’est pas toujours bien accueilli comme le démontre la réponse de Jean-Pierre Brard : "j'apprends avec stupéfaction, par la presse du week-end, que je remettrais la mairie de Montreuil à Clémentine Autain, en 2011, à la façon d'un seigneur féodal du Moyen âge remettant son fief". Et d’ajouter : "les propos publics que tient Clémentine Autain sur le maire de Paris et les propos sévères que celui-ci a tenus sur le bilan de l'activité municipale parisienne dans le domaine de la jeunesse permettent de s'interroger sur les raisons qui conduisent Clémentine Autain à quitter la municipalité de Paris"… Si ça c'est pas un atterrissage brutalement raté.
3/ Valéry Giscrad d’Estaing
On savait l’Ex aigri, mais on ne le pensait pas atteint à ce point. Sans nul doute vexé que "sa" constitution européenne ait été refusée par les Français, il vomit aujourd’hui sa bile sur le traité "simplifié" en mettant tout son pouvoir de nuisance (l’une de ses grandes spécialités pourrait confirmer Jacques Chirac) pour s’assurer qu’en cas de référendum, le texte soit repoussé. En effet pour l’ancien président de la République, "c’est un traité non pas simplifié mais dispersé dans les traités anciens. Il se présente sous un aspect curieux, c'est un traité d'amendements. L’on modifie un par un des articles des traités anciens pour y ajouter le contenu du traité constitutionnel". Mais surtout, il ajoute perfidement : "est-ce qu'il y a des choses plus simples que ce que nous avions proposé ? Non, il y a des choses qui sont mises dans un ordre différent".
Bref à l’écouter le traité ne serait qu’une reprise bordélique de feue la constitution. Les "nonistes", de tous bords, n’en demandaient pas tant comme argument de campagne…
20:48 Publié dans Top des champions | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : politique, Bayrou, Autain, Delanoë, Brard, VGE, Karoutchi







