jeudi, 13 mars 2008
Quand les amis de Bayrou vont à la soupe…
"Ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent !" C'est peu de dire que François Bayrou et le MoDem ont fait leur cette maxime d'Edgar Faure. En effet, s'il fut un temps où le centre penchait ouvertement à droite en France (ce qui valu à François Bayrou d'être ministre d'Edouard Balladur, puis d'Alain Juppé…), son positionnement sur l'échiquier politique fluctue aujourd'hui en fonction des places d'adjoints au maire que lui propose tel ou tel camp.
C'est ainsi que par exemple, le MoDem a rejoint le PS à Lille ou Marseille, alors qu'il fait alliance avec l'UMP à Toulouse ou Colombes (pour sauver la soldate Yade ???). Une tactique édictée par François Bayrou lui-même, qui réussit la performance de rester officiellement indépendant à Pau tout en étant soutenu par Alain Juppé. Mais voilà l'ex-futur maire de Pau, à force de prôner une stratégie opportuniste et dépourvue de la moindre élémentaire décence, a fini par être débordé par ses propres troupes : à Aubagne, la liste MoDem a fusionner avec la liste... du PCF en échange d'un poste d'adjoint (on imagine la tête des quelques rares notables de l'UDF passés au MoDem qui déjà le 10 mai 1981 craignaient de voir les chars soviétiques sur les Champs Elysées...).
Après ça, le leader du MoDem peut bien condamner de tels agissements en assurant : "j'ai appris par la radio qu'il y avait une alliance, la seule que je n'accepte pas, c'est à Aubagne, parce que l'alliance avec un maire communiste sortant, même si c'est quelqu'un sans doute de sympathique, n'est pas dans le cadre de la vision qui est la nôtre. Nous considérons qu'il faut avoir un minimum de repères communs, ou un patrimoine de repères communs et le Parti communiste n'entre pas dans ce répertoire de repères communs". C'est tout de même lui qui a commencé à brouiller les repères au nom de sa seule ambition personnlle lors de la présidentielle...
Heureusement pour la morale, dans certains cas la prostitution électorale du MoDem laisse de marbre les candidats aguichés. Ainsi à Paris en dépit des efforts plus qu'insistants de Marielle de Sarnez pour démontrer son opposition à l'UMP et à Françoise de Panafieu (plus bête, méchante et hargneuse que jamais lors du débat télévisé d'hier soir), elle a reçu une superbe fin de non de recevoir de la part de Bertrand Delanoë : "quand je vois le MoDem s'allier à Toulouse avec la droite et à Marseille avec la gauche, je suis un peu choqué" par cette "géométrie variable". En réaction, et preuve de l'absence de ligne politique et surtout de logique et d'amour propre du MoDem, le parti bayrousite s'apprête à faire réélire Jean Tibéri dans le 5e arrondissement en maintenant son propre candidat. Comme action de rénovation de la vie politique on a connu mieux…
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vendredi, 29 février 2008
C’est bientôt le printemps, Jospin revient
En plus d’avoir fait bidonner son interview dans Le Parisien par son service de communication pour y inclure à posteriori des regrets, qu’il n’a jamais exprimés, au sujet de sa pitoyable sortie au Salon de l’agriculture, Nicolas Sarkozy s’est défaussé sur Lionel Jospin plutôt que d’avoir le courage d’assumer son auto-augmentation de 172%.
Manque de chance, même s’il se dit retiré de la vie politique (ou presque) depuis le 21 avril 2002, l’ancien Premier ministre lit encore les pages politiques des journaux. Après le directeur adjoint de la rédaction du Parisien, c’est donc Lionel Jospin qui a pris la plume pour dénoncer les mensonges proférés par le président de la République face à un panel de lecteurs. Alors que Nicolas Sarkozy affirmait que Lionel Jospin avait fixé lui-même son salaire de Premier ministre en dénonçant : "qui a fixé le salaire du premier ministre ? Lionel Jospin. Quand Lionel Jospin dit que le premier ministre doit gagner 20 000 euros, il n y a pas de polémique parce qu'il est de gauche", celui-ci rétorque que Nicolas Sarkozy a fondé "son argumentation sur deux contrevérités". Première mise au point : "mon traitement était fixé, comme celui des ministres, par décret du président de la République". Seconde mise au point : "mon traitement lorsque je suis arrivé à Matignon en 1997, de 59.000 francs net (indemnités comprises), soit 9 000 euros. Ensuite, et jusqu'à mon départ en 2002, ce traitement n'a progressé qu'au rythme des augmentations opérées dans la fonction publique". Sans doute la légère méprise de Nicolas Sarkozy, il va sans dite involontaire, vient-elle d’un erreur de conversion francs/euros…
A l’approche des municipales, et face au vide abyssal des dirigeants du PS, l’ancien candidat malheureux à la présidentielle, entame une sorte de tournée come-back des meetings de campagne avec un titre phare à Toulouse : "il y a une vraie occasion à saisir, il faut que tous les électeurs se mobilisent dès le premier tour", comme à Paris : Bertrand Delanoë a "raison d'insister sur une chose, c'est qu'il faut que tous ceux qui veulent soutenir son action votent dès le premier tour". Et de justifier, non sans humour, son appel au vote utile par son expérience : "c'est un spécialiste qui vous parle"…
08:30 Publié dans Municipales, même pas mal, PS, Putain 5 ans... voire 10 | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : politique, municipales 2008, Sarkozy, Jospin, Delanoë
samedi, 26 janvier 2008
Top 3 des champions de la semaine 97
Les municipales approchent à grands pas et le classement s’en ressent : les champions habituels, même s’ils sont loin de démériter, laissent cette semaine place à des outsiders boostés par les élections locales.
1/ Stéphane Pocrain
L’ex porte-parole des Verts, ex-pensionnaires des émissions de Laurent Ruquier et ex-candidat (des plus éphémères) à la présidentielle a été condamné à deux mois de prison avec sursis et 3000 euros de dommages et intérêts pour avoir frappé son ex-compagne. Stéphane Porcrain a expliqué son geste par "un contexte difficile de séparation, avec des crises permanentes".
En plus du fait que frapper une femme est une bassesse écœurante, pas sûr que ce type d’exemple donne une bonne image de la nouvelle génération d’hommes politiques…
2/ François de Panafieu
La candidate UMP à la mairie de Paris a semble-t-il la mémoire qui flanche dès qu’il s’agit de ses votes à l’Assemblée nationale, notamment sur les tests ADN. Alors qu’elle se gargarisait d’avoir voté contre, il a fallu que Serge Moati lui sorte le relevé de l’Assemblée nationale pour qu’elle souvienne s’être en fait abstenue…
On savait François de Panafieu outrancière dans ses documents de campagne anti-Delanoë, on la sait désormais menteuse (et honteuse de ses votes). Pas sûr qu’elle ait la dignité et la décence requises pour être maire de Paris.
3/ Roger Karoutchi
Attaquer une proposition des Verts comme celle de mettre des péages sur le périphérique n’est pas en soit condamnable. Mais quand le groupe UMP à la région Ile-de-France le fait, il pourrait au moins vérifier la véracité de la photo qui illustre l’argumentaire…
(pour voir la photo sur Rue89…)
Comme les conseils régionaux gèrent la formation professionnelle, Roger Karoutchi, le président du groupe UMP, et ses troupes devraient se faire payer une initiation à Photoshop, histoire de leur éviter d’être ridicules… au moins sur ce point.
14:30 Publié dans Putain 5 ans... voire 10 | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : politique, Pocrain, Panafieu, Delanoë, Karoutchi, Moati
samedi, 22 décembre 2007
Top 3 des champions de la semaine 93
Ce dernier classement de l’année, en attendant le Top 5 de 2007, est écrasé par l’éclosion du talent d’un homme. Au point que ses deux suivants, qui pourtant ne déméritent pas, paraissent bien ternes.
1/ Jean-Paul Bolufer
Un grand champion est né !!!
Il aura suffi de trois jours à l’ex-directeur de cabinet de Christine Boutin pour entrer par la très grande porte au panthéon des champions. Non content de bénéficier depuis 1981 d’un appartement de la ville de Paris pour un loyer de moins de 7 le mètre carré, il n’a pas hésité à le sous-louer lors d’une mutation à Toulouse et n’a même pas songé à régulariser sa situation en acceptant de diriger le cabinet de la ministre de Ville dont la première des missions et de s’occuper des mal-logés et des SDF.
De même une fois l’affaire révélée, il n’a même pas eu la dignité de démissionner préférant contre attaquer de façon pitoyable en demandant à Bertrand Delanoë de publier "la liste de l’ensemble des appartements gérés par cette société, de leur superficie, de leur localisation, et de leurs loyers" et en s’accrochant à son poste avec le soutien de Christine Boutin, jusqu’à ce que le Premier ministre ne l’oblige à partir.
Et dire qu’il y a un mois il assurait sur France Culture : "qu'aujourd'hui se trouvent dans le parc HLM des gens qui ne devraient pas y être, et que se trouvent dans la rue des gens qui devraient être dans les HLM, je considère que c'est un véritable scandale." Et après on s’étonne de la montée du "tous pourris" dans l’opinion publique…
2/ Bernard Kouchner
Le ministre des affaires étrangères ne sait plus trop à quelle famille il appartient au point de ne plus savoir qui il voudrait voir gagner à Paris. Il a ainsi déclaré qu’une réélection de l’actuel maire PS de Paris Bertrand Delanoë "ne lui déplairait pas", avant d’ajouter : "je ne vous ai pas dit que Françoise de Panafieu me déplaisait".
Une fois n’est pas coutume, on ne peut qu’être d’accord avec les propos de Claude Goasguen, tête de liste UMP dans le 16e arrondissement de Paris, selon qui "décidément, Kouchner aura cette caractéristique de mal contrôler ses propos. Il faudra s’habituer à ce que Kouchner dise n’importe quoi et c’est assez gênant au poste qu’il occupe. Ça ne me déplairait pas qu’il tire les conséquences de son acte... "
3/ Arnaud Montebourg
Dans la série "faites ce que je dis, pas ce que je fais", le député de Saône-et-Loire fait très fort en annonçant sa candidature aux cantonales, lui le pourfendeur du cumul des mandats…
Décidément sa 6e République ressemble de plus en plus à la 4e…
14:30 Publié dans Top des champions | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : politique, Boutin, Panafieu, Bolufer, Kouchner, Montebourg, Delanoë
samedi, 10 novembre 2007
Top 3 des champions de la semaine 87
Le président de la République aurait légitimement pu prétendre à l’une des trois places sur le podium tant il sa prestation au Guilvinec fut grandiose. Mais suivant à la lettre le précepte sarkozyste d’"ouverture", le jury a décidé cette semaine de mettre à l’honneur des performances qui auraient fait grand bruit sans l’omniprésence de Nicolas Sarkozy (qui à lui seul occupait par procuration l’intégralité du classement la semaine dernière).
1/ Le Nouveau centre
Quel talent !!! En moins de six mois d’existence le groupuscule NC réussit l’exploit de remporter deux médailles d’or !!! Et toujours pour le même motif : ses tentatives pour essayer de toucher indûment un financement public auquel son incapacité à présenter 50 candidats aux législatives (preuve qu’il s’agit bien d’un parti politique bidon…). Après leur échec pitoyable avec leur proposition de loi rétroactive pour changer en leur faveur les règles d’attribution du financement public, les élus du NC ont décidé d’un partenariat avec le parti polynésien le Fetia Api qui bénéficie de subventions publiques puisque les formations d’outre-mer y ont droit dès lors qu’elles ont pu présenter un candidat.
Le procédé est tellement grossier que certaines voix s’élèvent au sein même du Nouveau centre comme celle de Jean-Christophe Lagarde qui reconnaît que "des interrogations ont effectivement été soulevées sur la manière dont tout cela serait perçu". Eh oui, cela s’appelle l’amour propre, mais que les députés NC se rassurent, au début sa picote un peu et puis après on peut très bien vivre sans… surtout quand comme eux on a abandonné ses convictions.
2/ Françoise de Panafieu
La candidate UMP à la mairie de Paris démontre avant même le début de la campagne officielle qu’elle est se place en position de mauvaise perdante publiant sur son site campagne un "abécédaire de l’imposture" qui parvient à être aussi mensonger que bête, méchant, voire ordurier envers l’actuel maire de Paris et de son équipe. Venant de quelqu’une qui s’offusquait d’être qualifiée de "dinde à roulette" on peut ne peut accepter la publication d’un document de campagne contenant des passages tels que "Contassot : son nom commence aussi mal qu'il finit".
Quel dommage qu’elle ait oublié quelques entrées indispensables, notamment P comme pédé ou S comme sodomie…
3/ Le BN du PS
Décidément le PS n’y arrive pas sur l’Europe. Quoi qu’ils fassent, les dirigeants socialistes se ridiculisent sur ce sujet. Dernière perle en date, le vote positif du BN sur le traité de Lisbonne, sans être capable pour autant de se mettre d’accord sur une consigne de vote sur ce même texte lors du Congrès.
Cela fait désormais trois ans, depuis le référendum interne, que le PS patine. Et cela ne semble pas près de prendre fin…
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lundi, 05 novembre 2007
Il serait bon de prendre (La)garde à ne pas dire d'ânerie
Nicolas Sarkozy a de quoi être furax, il s'est volé la vedette par sa ministre des Finances alors qu'il n'avait pas lésiner sur les moyens pour faire parler de lui en produisant une sorte de remake de la libération des infirmières bulgares (Cécila en moins).
Le président de la République a en effet réussi à faire libérer les sept journalistes et hôtesses de l'air jusqu'alors incarcérés avec les membres de l'association l'Arche de Zoé. Pour cela, il s'est rendu au Tchad, en emportant dans ses bagages Rama Yade (qu'il a bien pris soin de réduire au silence) pour rappeler au président Idriss Deby Itno qu'il peut "compter sur sa reconnaissance et son amitié", bref que "les relations entre le Tchad et la France sont au beau fixe". Au-delà de la mise en scène une nouvelle fois très sarkozienne (et qui comporte de nombreuses zones d'ombres) de cette libération, comment ne pas se réjouir de la sortie de prison de personnes qui n'ont rien à voir avec ce que Nicolas Sarkozy qualifie à juste titre d' "équipée assez lamentable" de l'Arche de Zoé ???
Mais voilà, la mise en scène, même avec de gros moyens comme un "A319 militaire" ne peut rivaliser avec le talent à l'état pur de certain(e)s dialoguistes. Et visiblement Christine Lagarde est de ceux-ci : face à la hausse du prix du pétrole, la ministre des Finances, qui précise "qu'on n’est pas aux prix maximum atteints l'été dernier", se refuse à envisager la moindre baisse des taxes (bah oui y a 15 milliards d'euros à rembourser depuis le "paquet fiscal"), mais surtout elle encourage les Français à se mettre… au vélo. C'est Françoise de Panafieu qui doit lui en vouloir : déjà qu'elle lui a piqué son look, il fait désormais la pub du Vélib' de son ennemi intime, Bertrand Delanoë…
Mais comme le vélo c'est fatiguant, Christine Lagarde essaie de se la jouer "bon sens près de chez" tendance Grenelle de l'Environnement en affirmant que face à la hausse du prix de l'essence "entre collègues ou amis il est peut-être possible de se concerter pour faire la route ensemble. Être plus rationnel dans son choix de transport, c'est cela se déplacer intelligemment". En voilà une idée grandiose madame la ministre, dès demain on vous attend à votre arrivée à Bercy, soit à vélo, soit en covoiturage avec Eric Woerth, ou mieux, pour faire peuple, avec l'un(e) de vos agents administratifs !!!
Pas de doute, 30 ans après, en France on n'a toujours pas de pétrole, mais au niveau des idées à la con a n'a pas cessé de progresser…

08:30 Publié dans Putain 5 ans... voire 10, UMP | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : politique, Sarkozy, Lagarde, Woerth, Panafieu, Delanoë, Yade
dimanche, 28 octobre 2007
Top 3 des champions de la semaine 85
Un classement exceptionnel cette semaine avec trois lauréats dont chacun aurait mérité
la médaille d’or !!!
Mais ne nous plaignons pas : trop d’abondance ne peut pas nuire…
1/ Le Nouveau centre
La coquille vide des UDF défroqués monte sur la plus haute marche du podium pour avoir réussi à allier la mesquinerie au ridicule en échouant lamentablement dans sa tentative, en accord avec l’UMP, pour toucher une part indue de financement public. En effet, même en présentant leurs femmes, enfant ou encore chauffeurs les leaders du groupuscule NC ne sont pas parvenus à réunir, lors des dernières législatives, les 50 candidats nécessaires pour bénéficier du financement public. Mais ne doutant de rien du fait du soutien plus qu’appuyé du gouvernement qui leur a offert une superbe place dans l’ordre du jour surchargé de l’Assemblée, ils ont présenté une proposition de loi qui dispose que les formations politiques ayant au moins 15 députés puissent bénéficier d'un financement public et ce de façon rétroactive !!! Pas de chance, face au tôlé provoqué par ce texte, le secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, a finalement décidé de repousser la suite des débats après trois heures de parodie de démocratie (cf. l’excellent post d’Autheuil)
Comment ne pas être d’accord avec François Bayrou quand il affirme qu’ "on n'a pas le droit de voter des lois qui changent la règle du jeu après la fin du jeu. Ces avantages matériels correspondent à leur ralliement. C'est une magouille, une manœuvre dont tout le monde connait le sens" ???
2/ Clémentine Autain
En politique un parachutage c’est déjà super class quand ça réussi, mais quand ça rate c’est carrément pitoyable. C’est ce que vient d’apprendre à ses dépends, tout en remportant une belle médaille d’argent, l’adjointe à la jeunesse du maire de Paris qui après avoir annoncé son refus de se représenter sur une liste "Delanoë" en 2008 par peur (feinte ???) d’une hypothétique alliance avec le MoDem, se voyait bien passer le périph direction Montreuil pour "succéder éventuellement à mi-mandat" à l’actuel maire de la ville, Jean-Pierre Brard, comme elle apparenté communiste.
Mais voilà, à s’inviter chez les gens sans prévenir on n’est pas toujours bien accueilli comme le démontre la réponse de Jean-Pierre Brard : "j'apprends avec stupéfaction, par la presse du week-end, que je remettrais la mairie de Montreuil à Clémentine Autain, en 2011, à la façon d'un seigneur féodal du Moyen âge remettant son fief". Et d’ajouter : "les propos publics que tient Clémentine Autain sur le maire de Paris et les propos sévères que celui-ci a tenus sur le bilan de l'activité municipale parisienne dans le domaine de la jeunesse permettent de s'interroger sur les raisons qui conduisent Clémentine Autain à quitter la municipalité de Paris"… Si ça c'est pas un atterrissage brutalement raté.
3/ Valéry Giscrad d’Estaing
On savait l’Ex aigri, mais on ne le pensait pas atteint à ce point. Sans nul doute vexé que "sa" constitution européenne ait été refusée par les Français, il vomit aujourd’hui sa bile sur le traité "simplifié" en mettant tout son pouvoir de nuisance (l’une de ses grandes spécialités pourrait confirmer Jacques Chirac) pour s’assurer qu’en cas de référendum, le texte soit repoussé. En effet pour l’ancien président de la République, "c’est un traité non pas simplifié mais dispersé dans les traités anciens. Il se présente sous un aspect curieux, c'est un traité d'amendements. L’on modifie un par un des articles des traités anciens pour y ajouter le contenu du traité constitutionnel". Mais surtout, il ajoute perfidement : "est-ce qu'il y a des choses plus simples que ce que nous avions proposé ? Non, il y a des choses qui sont mises dans un ordre différent".
Bref à l’écouter le traité ne serait qu’une reprise bordélique de feue la constitution. Les "nonistes", de tous bords, n’en demandaient pas tant comme argument de campagne…
20:48 Publié dans Top des champions | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : politique, Bayrou, Autain, Delanoë, Brard, VGE, Karoutchi
dimanche, 23 septembre 2007
Top 3 des champions de la semaine 80
Amusante coïncidence cette semaine, puisque pas moins de deux duos sont mis à l’honneur dans le classement. Pas de doute, l’émulation ça
a du bon !!!
En délocalisant son ministère du Logement pendant 10 jours à Lyon, Christine Boutin pensait sans doute bien monter sur le podium. Hélas pour elle, aussi stupide et démago que soit son initiative, personne n’en parle…
1/ Hervé Morin
Dans la série c’est celui qui dit qui y, le ministre de la Défense remporte une belle médaille d’or pour s’être répandu sur les confidences que lui aurait faites Nicolas Sarkozy au sujet d’un éventuel remaniement ministériel, sans même réaliser que lorsque le président de la République lui disait "il y a un certain nombre d'entre vous qui exploseront en vol et nous serons probablement obligés de faire un remaniement", il pensait fortement à lui.
Le chef de l’Etat pourtant pas avar en compliments pour ses ministres, y compris le premier d’entre eux, jeudi soir sur TF1, pour qualifier leur travail de "remarquable", a en revanche remis à sa place Hervé Morin en rappelant que "le remaniement ministériel, ce n'est pas quelque chose qu'on annonce plusieurs mois à l'avance, et ceux qui en ont parlé en ont parlé imprudemment. Ça ne s'annonce pas comme ça". De là à penser qu’il s’apprête à pousser l’ouverture jusqu’à confier les armés à une personnalité de gauche après avoir renvoyer Hervé Morin à Bernay…
2/ Jean-Louis Borloo et Michel Barnier
En attendant que leur nocivité soit éventuellement reconnue pour la santé humaine, les OGM, nuisent déjà fortement à la communication gouvernementale. Alors que Jean-Louis Borloo (qui se maintient ainsi sur le podium) commence à se sentir la fibre écologiste en assurant que "sur les OGM tout le monde est d'accord : on ne peut pas contrôler la dissémination. Donc on ne va pas prendre le risque". Le ministre de l’Agriculture, Michel Barnier, lui répond : "la question n'est pas tranchée". D’où une contre-réponse des services du ministère de l'Ecologie, du développement et de l'aménagement durables qui reconnaît désormais qu’ "il y a encore des réunions de travail. On les laisse travailler. Il n'y a pas de confirmation de quoi que ce soit"...
C’est presque aussi beau que le pas de deux Matignon Elysée de la semaine dernière sur les régimes spéciaux de retraites…
3/ Denis Baupin et Bertrand Delanoë
La course à la mairie Paris attaque le cerveau. On le savait déjà à droite, on en a désormais la preuve à gauche avec la pathétique passe d’armes entre Bertrand Delanoë et son adjoint Vert, Denis Baupin au sujet… de leur numéro de carte d’abonnement Velib’.
Sans doute vexé de voir le maire de Paris tirer tous les bénéfices médiatiques des vélos en libre service installés dans la capitale à quelques mois des municipales, Denis Baupin tire la couverture à lui en affirmant : "j’ai la carte numéro 3 ! La 1et la 2, ça doit être Decaux père et fils", ce qui lui vaut la réplique du maire : "la carte numéro 1, c’est moi qui l’ai ! Et Baupin devrait s’estimer heureux d’avoir la numéro trois, pour autant qu’il la mérite".
Mais cela ne répond pas à la vraie question : qui a la carte numéro 2 ??? Françoise de Panafieu ???
15:38 Publié dans Top des champions | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : politique, Boutin, Morin, Borloo, Barnier, Delanoë, Baupin
dimanche, 02 septembre 2007
Top 3 des champions de la semaine 77
Décidément le PS n’est plus ce qu’il était : même les éléphants désertent La Rochelle, se privant ainsi de belles chances de monter sur le podium. Le jury a d’ailleurs disqualifié Claude Allègre, le plus haineux des pachydermes, tellement ses prestations outrancières et grossières ces derniers jours dans le seul but de vendre son livre démontrent une nouvelle fois que cet homme est bord de la maladie mentale.
1/ Georges Mothron
Le maire UMP d’Argenteuil remporte haut la main le classement cette semaine, tant son manque de respect de la personne humaine, dès lors qu’il s’agit de SDF, est choquant. En effet acheter et envisager d’utiliser du produit répulsif Malodore pour éloigner les sans-abris revient à leur dénier la qualité d’êtres humains et de les abaisser au niveau des chiens (errants). Mais la bassesse et le manque de courage de Georges Mothron semblent sans limite : après avoir dans un premier temps nié fermement et joué les vierges effarouchées en parlant de "diffamation", il a fini par reconnaître les faits : "on a acheté ce répulsif pour éloigner 4 ou 5 personnes très alcoolisées qui refusent depuis un an de débloquer deux issues de secours d'un centre commercial. Un test a été fait à un endroit sans SDF", avant d’enfin ajouter : "il n'y en aura pas d'autres car j'ai décidé de suspendre l'utilisation de ce produit".
Pas un mot d’excuse ou de regret de sa part : pas de doute le cerveau et l'idéologie de Georges Mothron sont au moins aussi nauséabonds que l’odeur du Malodore !!!
2/ L’UMP parisienne
Même avec Verts à gérer, Bertrand Delanoë peut envisager très sereinement les prochaines municipales (pour lesquelles il n’est pas encore tout à fait officiellement candidat), tant l’UMP parisienne est ridicule, au point remporter une médaille d’argent collective.
Ainsi, aigri que Françoise de Panafieu ne se soit pas désistée en sa faveur comme il réclame, Bernard Debré, qui assurait il y a peu avoir le soutien de l’Elysée, accuse désormais Nicolas Sarkozy d’avoir fait une croix sur Paris et d’avoir passé un "accord" pour laisser Paris à la gauche et réserver la région Ile-de-France à la droite aux prochaines régionales de 2010. Le tout bien entendu sans apporter le moindre début de commencement de preuve…
Dans le même temps David Martinon se verrait bien, sans la moindre légitimité autre que d’être la voix de son maître élyséen, prendre la succession de Jean Tibéri dans le Ve arrondissement, mais ce dernier affiche une conception totalement patrimoniale et antidémocratique de sa charge en ne se disant près à laisser la place qu’à son propre fils.
Des fois on comprend mieux pourquoi Philippe Séguin déprime depuis 2001…
3/ Rachida Dati
L’hémorragie continue parmi les plus proches collaborateurs de la garde des Sceaux, qui vient de plus de se faire boycotter par les syndicats de magistrats qui protestent contre son autoritarisme suite à la convocation d’un procureur. Après son directeur de cabinet et trois conseillers, c’est au tour de son chef de cabinet, Michel Marque, de prendre ses clics et ses clacs. Belle performance en moins de quatre mois.
Sans doute serait-il bon que Rachida Dadi envisage d’instaurer une durée (peine ???) plancher à effectuer auprès d’elle pour ses futurs collaborateurs…
11:30 Publié dans Top des champions | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : politique, Allègre, Boutin, Mothron, Dati, Delanoë, Martinon
lundi, 16 juillet 2007
Les Lang se délient au PS
Et si pour une fois tous les dirigeants socialistes prenaient exemple sur Ségolène Royal et partaient en vacances (sans forcément se sentir obligés de faire la Une de
Paris-Match) ??? Ce serait en effet une bonne idée, d'une part afin qu'ils se reposent après une année bien remplie (bien que marquée par deux belles défaites électorales), mais surtout d'autre part, afin qu'ils se taisent, ce qui serait sans doute la meilleure chose pour assurer un avenir au PS.
Parce que là franchement, ce que l'on pourrait appeler "l'affaire Lang" est en train de prendre des proportions aussi délirantes qu'affligeantes. Après le cœur des indignés outragés emmené par Stéphane Le Foll qui demandaient du sang pour laver l'affront fait à Solfe, c'est au tour des défenseurs de Jack Lang de monter au créneau avec à peu près le même sens de la nuance. Ainsi Manuel Valls demande-t-il d'arrêter le "mauvais procès fait à Jack Lang" qui "a été d'une loyauté exemplaire ces derniers mois. Il réfléchit par ailleurs beaucoup depuis longtemps sur la question des institutions". Et d'ajouter "qui peut mettre en cause son engagement à gauche depuis 30 ou 40 ans ?" Bien entendu, il n'a pas tort sur le fond, mais de là à faire passer Jack Lang pour Dreyfus faudrait voir à ne pas exagérer.
Mais au-delà de l'épiphénomène autour du député de Boulogne, le plus intéressant dans les propos de Manuel Valls est bien la preuve que pour Nicolas Sarkozy l'ouverture n'est avant tout qu'une stratégie politique puisqu'il a proposé des ministères à tout le ban et l'arrière ban du PS (ou presque) : "oui Nicolas Sarkozy me l'a proposé mais j'ai refusé. Je lui ai dit tout de suite que ne rentrerai pas dans ce gouvernement" avoue le député-maire d'Evry.
Mais ce week-end le vrai homme fort du PS fut Bertrand Deloanë, non pas pour le lancement de Vélib', mais pour son parfait résumé de la situation actuelle dans son parti :"je pense que Jack Lang doit être respecté […], en fait, il est utilisé. Qu'il y aille, il fera du bon boulot, mais il ne faut pas être dupe des arrière-pensées du chef de la droite [...]. J'imagine qu'il vote contre le bouclier fiscal, contre la politique du logement menée par le gouvernement de M. Sarkozy. Et donc, essayons de ne pas nous disputer une fois de plus", mais en même temps, "ne tombons pas dans les pièges du président de la République, qui est sympathique, cordial et redoutablement habile, et soyons nous-mêmes l'opposition créative, combative et rassemblée". Il a ensuite dénoncé un "marketing électoral" et exprimé son "antipathie" pour le "programme de droite réac de chez réac" du président de la République. Un discours plus proche d'un candidat à la candidature présidentielle que d'un candidat à un second mandat à la mairie de Paris…
08:30 Publié dans PS, Putain 5 ans... voire 10 | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Sarkozy, Lang, Le Foll, Valls, Delanoë, Royal







