lundi, 31 mars 2008
Ça promet (toujours plus) à l’UMP… au PS aussi !!!
Ça ne s’arrange pas à l’UMP où le naufrage de Patrick Devedjian continue de faire des vagues avec pour dynamiteur en chef Christian Estrosi qui met en cause désormais ouvertement les capacités politiques du secrétaire général du mouvement : "Patrick pouvait s'interroger sur son action. Sur ses résultats. Il n'a donné aucun signe qu'il allait changer de ligne. En est-il seulement capable ?" Avant de se justifier : "à force de devenir un machin snob, l'UMP n'est plus audible. Ses messages sont confus, brouillés".
Après une première salve en fin de semaine dernière, le maire de Nice en remet une couche en comparant désormais son parti à "une armée mexicaine, sans véritable chef" du fait d’un "organigramme, qui empile les fonctions et titres, et dont je ne connais toujours pas les règles de fonctionnement". C’est d’ailleurs peu de dire qu’il n’a pas digéré la double nomination de Xavier Bertrand et Nathalie Kosciusko-Morizet, puisque selon lui "ces nombreuses nominations sont faites pour faire plaisir à tout le monde, mais outre que je ne fais pas partie des gens à qui il faut donner quelque chose pour qu'ils soient contents, l'UMP ressemble désormais à une armée mexicaine, sans véritable chef. Tout ce beau monde va se marcher sur les pieds"… sans doute espérait-il décrocher un strapontin rue La Boétie en échange de l’abandon de son (sous) maroquin. Et Christian Estrosi de conclure, lucide : "nous ne faisons plus bouger aucune ligne, nous ne portons plus aucun message, nous n'apportons plus aucune proposition concrète".
Une conclusion qui devrait également interpeller le PS, qui pour le coup ne porte plus la moindre proposition concrète (en dehors de sanctionner Nicolas Sarkozy) depuis des années. Sans compter que le congrès qui s’annonce risque bien de transformer un peu plus le parti en armée mexicaine si l’on en croit Claude Bartolone, nouveau postulant au fauteuil de François Hollande qui affirme : "je fais partie des cinq ou six responsables politiques qui, du fait de leur parcours, de leur attachement au Parti socialiste et de leur vision économique et sociale, peuvent prétendre au poste de Premier secrétaire".
Une fois n’est pas coutume, c’est Arnaud Montebourg qui résume le mieux la situation : "le PS ne peut pas se ridiculiser toutes les semaines avec un candidat à chaque coin de rue", le PS est en train "de donner le sentiment d'être en lutte permanente pour le pouvoir. Il est multi fracturé, il a perdu la confiance d'une partie de la société". En espérant qu’il ne se déclare pas à son tour candidat…
08:30 Publié dans PS , Putain 5 ans... voire 10 , UMP | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : politique, Sarkozy, Devedjian, Estrosi, Hollande, Montebourg, Bartolone
mardi, 11 mars 2008
MoDem, moi non plus
Pau vaut-elle une alliance avec l’UMP ??? Telle est la question qui doit tarauder François Bayrou depuis son (semi) échec dimanche soir. Surtout que du côté de la rue La Boëtie, même si on tente de minimiser la gravité de situation en priant pour un sursaut des électeurs de droite au second tour, on fait les yeux doux à celui que l’on méprisait encore la veille.
Ainsi Patrick Devedjian, l’homme qui le 9 mars au soir osait quasi annoncer une victoire de l’UMP, se fait désormais un poil plus modeste : "mon souhait, c'est qu'il y ait une négociation avec le MoDem parce qu'effectivement, dans un certain nombre de villes, la position du MoDem est très importante et peut décider du résultat". Ce qui fait justement dire à François Hollande que "l'UMP doit être dans une situation bien difficile pour appeler le MoDem"… alors même que Ségolène Royal demande elle aussi une alliance avec le parti de François Bayrou. Dans le même temps, Jean-Pierre Raffarin, l’autre demi dirigeant de l’UMP ajoute : "je suis prêt à soutenir François Bayrou pour bien montrer qu'au fond l'allié naturel du centre dans ce pays c'est l'UMP et sa stratégie d'ouverture". Idem pour François Fillon qui va encore plus loin dans la surenchère (après ça, cela va devenir difficile de dire que l'UMP n'a pas peur du second tour...) : "je dis que si les responsables du MoDem acceptent de soutenir les listes qui sont celles de la majorité présidentielle, naturellement nous soutiendrons les candidats du MoDem qui sont en position de se maintenir et d'être soutenus par notre majorité"... y compris et notamment à Pau.
François Bayrou a beau mettre en avant une nouvelle fois sur son ni droite ni gauche (bien au contraire) en assurant que des accords ne seront conclus que "ville par ville, candidat par candidat", pas besoin de chercher bien loin pour comprendre que cela veut dire se vendre au candidat qui localement a le plus de chances de l’emporter le 16 mars, à savoir dans de nombreuses villes, la gauche… La preuve par l’exemple : à Paris, le MoDem, en la personne de Marielle de Sarnez (qui a réussi l’exploit dimanche sur les plateaux de télés de passer pour la seule véritable représentante de l’opposition à l’UMP) ne se voit pas monter dans le corbillard électoral conduit par Françoise Panafieu. Au contraire, elle fait des appels du pied plus qu’insistants à Bertrand Delanoë. Mais quitte à se fader des alliés encombrants, le maire de Paris préfère se (re)taper les Verts qu'il connait et qu'il a su museler depuis sept ans.
Comme tout cela fleure bon du côté du MoDem les jeux d’appareil des partis charnières des 3e et 4e Républiques, symboles de la plus basse des pratiques purement politiciennes dépourvues de la moindre once de conviction…
Seule bonne nouvelle au milieu de cette déplorable situation, les grands cocus de cette farce sordide risquent bien de se trouver du côté du Nouveau centre. Après avoir vendu leur âme pour quelques maroquins, Hervé Morin et ses amis s’apprêtent à avaler une couleuvre démesurée : voir l’UMP quémander à genoux le soutien du MoDem. Ce qui fait dire à François Sauvadet que "la danse du ventre devant le MoDem à laquelle se livrent un certain nombre de dirigeants de l'UMP, à commencer par la candidate UMP dans la capitale est ridicule et totalement inefficace", avant de rappeler que contrairement à eux, ralliés (collaborateurs ???) de la première heure, "François Bayrou a fait clairement le choix de l'opposition".
En plus de se sentir trahi (chacun son tour…), le NC doit surtout commencer à réaliser (mieux vaut tard que jamais) qu’aux yeux de l’UMP, il n’est que quantité négligeable et que le MoDem représente une force d’appoint nettement plus intéressante…
08:30 Publié dans Municipales, même pas mal , UDF, MoDem, NC , UMP | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : politique, municipales 2008, Bayrou, Devedjian, Raffarin, Hollande, Royal
lundi, 18 février 2008
Au PS on ne change pas une méthode qui perd
"Si le Parti socialiste gagne, il y aura le risque que nous soyons paresseux une deuxième fois", assure, avec une lucidité qu’on ne lui connaissait pas, Arnaud Montebourg, en rappelant qu'après la victoire de 2004 les socialistes n'avaient "pas fait le travail pour remettre sur la table leurs idées, les actualiser et préparer suffisamment clairement l'avenir de la France, et faire une offre sérieuse, solide et crédible au pays". Ce qui avait débouché sur l’élection triomphale de Nicolas Sarkozy et la ringardisation (durable ???) du PS.
Mais demander au PS des "idées suffisamment claires sur l’avenir de la France" (outre fait que venant du héraut du non à la Constitution européenne devenu porte-parole de Ségolène Royal et du chef de file des pourfendeurs du cumul des mandats en passe de devenir un cumulard classique, une telle demande ne manque pas de sel) c’est un peu demander une révision en profondeur de la doctrine et du fonctionnement interne de la rue de Solferino depuis la débâcle de Lionel Jospin le 21 avril 2002. En effet, depuis cette date, que ce soit sur l’Union européenne, sur le programme présidentiel ou sur la désignation du candidat à la présidentielle, les caciques du PS ne sont plus d’accord sur rien… Pire, leur premier secrétaire est capable de changer radicalement d’avis sur un sujet aussi grave que le parrainage d’un enfant victime de la Shoah par chaque élève de CM2 en moins d’un week-end : deux jours après avoir "salué la démarche du chef de l’Etat", François Hollande demande désormais à Nicolas Sarkozy de "retirer la proposition telle qu'elle a été énoncée"… au niveau crédibilité on frôle le zéro absolu…
Le député-maire de Tulle passera la main lors du prochain congrès, à moins qu’il ne change d’avis d’ici là. Mais pas sûr que son remplaçant aide les socialistes à y voir plus clair. Julien Dray qui après avoir soutenu Ségolène Royal, lui donne désormais le coup de pied de l’âne, se voit d’ailleurs déjà dans le fauteuil de premier secrétaire comme il l’explique sur Europe 1 : "si la question est de savoir si personnellement, aujourd'hui, dans ma réflexion personnelle je me sens prêt à assumer la fonction de Premier secrétaire du Parti socialiste, ma réponse, elle va être simple: j'y suis prêt". Et de se justifier au nom de l’intérêt général : "pas simplement parce que c'est un caprice, pas simplement parce que c'est mon tour, pas parce que j'ai une envie: parce que moi, je sais ce qu'est le Parti socialiste. C'est ma vie, ça fait 25 ans que je milite au Parti socialiste". En effet, il incarne parfaitement le PS qui depuis plus de 20 ans va reniements en déroutes sous la férule d’apparatchiks, dont il fait partie, incapables de se remettre en cause et de penser à autre chose qu’à leurs ambitions personnelles. Dans le même temps, Vincent Peillon "invite tous les talents et toutes les volontés à construire une large majorité pour préparer la victoire en 2012. Ne sous-estimons pas le travail à accomplir" avant d’ajouter qu’il faut le faire "autour de Ségolène Royal"… avant de s’intéresser à la personne sans doute aurait-il été bon de penser à un programme (voire même un début de programme) qu’elle pourrait porter.
Quoi que, finalement les idées deviennent très secondaires dans la politique française à écouter Roger Karoutchi comparer les "attaques" contre la vie privée volontairement surmédiatisée de Nicolas Sarkozy à celles subies par Jean Zay "mi juif, mi protestant" cible de la presse de Vichy qui ont "contribué au fait qu'il soit assassiné", ou Yves Jégot qui y voit la "méthode des procès staliniens".
Face à ça, pas facile de prôner une opposition intelligente bâtie sur la nuance, la décence et l’intelligence. Et si c’était là justement, la chance du PS ???
(spéciale dédicace pour l’ami Toré et ses Sept Merveilles du Oueb : comme pour répondre à tes justes remarques, ce post est plus long que d’habitude…)
08:30 Publié dans PS , Putain 5 ans... voire 10 | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : politique, Sarkozy, Montebourg, Hollande, Dray, Peillon, Royal
vendredi, 15 février 2008
Municipales au balcon, présidentielle au tison (proverbe PS)
Bien sûr, et ene dépit du pataquès ridicule et pathétique de ces derniers jours, Neuilly restera dans l’escarcelle de la majorité présidentielle tant cette ville est ancrée à droite. Mais, il y a fort à parier que les municipales vont être une bérézina pour l’UMP.
Cette sanction, ô combien mérité, après 10 mois de présidence bling-bling qui a plus œuvré pour la peopolisation de la politique que pour le pouvoir d’achat des Français, va se traduire, via le principe des vases communicants, par une victoire de la gauche, notamment du PS. Bien entendu, le socialisme municipal n’a pas à rougir de ses résultats concrets, Paris ou Lyon, n’en déplaise à la droite, sont loin de se porter plus mal qu’en 2001, bien au contraire. Mais la lame de fond qui s’annonce en faveur des listes de gauche est au moins autant la conséquence d’un vote sanction anti Sarkozy qu’un satisfecit accordé aux équipes municipales sortantes ou que la preuve d’une adhésion au programme des listes socialistes. Ce que Ségolène Royal résume parfaitement : "le vote pour les municipales est un vote d'espérance face à l'inertie du gouvernement actuel. On doit se mettre en mouvement dans ces élections municipales". D’ailleurs pour la première fois depuis longtemps, François Hollande est d’accord avec son ex-compagne (Le Nouvel Obs a sans doute un SMS à nous dévoiler à ce sujet…) en affirmant que les municipales seront notamment "un message de sanction et de protection" contre le gouvernement.
Et c’est bien là que le bat blesse : il faudrait être aveugle et sourd pour ne pas réaliser que depuis le 6 mai 2007, pour ne pas dire depuis septembre 2004 et la campagne du référendum interne sur la Constitution européenne, le PS prend sérieusement l’eau. D’une part, les lignes de fractures sont toujours aussi profondes comme le prouve le vote sur le Traité de Lisbonne au début du mois (Jean-Marc Ayrault à lui tout seul résume bien le côté pitoyable du PS dans cette affaire…). D’autre part, la rue de Solferino est plus que jamais (c’est dire !!!) un conglomérat d’écuries présidentielles… ou pire d’écuries à la candidature à la candidature, chacun roulant pour son champion (voire pour soi-même) sans une seconde réfléchir au début du commencent d’un programme politique alternatif crédible à celui de l’UMP…
Bref, la victoire annoncée du PS les 9 et 16 mars prochains ressemble à s’y méprendre à celle des régionales de 2004 qui a débouché sur la victoire de Nicolas Sarkozy de l’UMP deux ans plus tard lors de la présidentielle et des législatives. Déjà en 2004, la défaite de l’UMP, que les socialistes avaient à tort interprétée comme une victoire de leurs rangs les avaient empêchés de se remettre en cause… Alors pourquoi en serait-il autrement cette année ??? Et pourquoi le PS deviendrait-il subitement adulte au point de profiter de son prochain congrès pour clarifier en interne ses positions et sa doctrine ???
Avec un parti socialiste qui lui laisse de tels boulevards, on comprend que Nicolas Sarkozy se sente obligé d’offrir quelques ministères à des personnalités issues de ses rangs…
08:30 Publié dans Municipales, même pas mal , PS , Putain 5 ans... voire 10 | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : politique, municipales 2008, Sarkozy, Hollande, Royal, Ayrault, Neuilly
jeudi, 07 février 2008
Minimum vieillesse ou l’aumône version Sarkozy
image : timeo
Étrange semaine pour le président de la République : vilipendé par ses troupes, ou supposée telles, et en chute libre dans l'opinion, Nicolas Sarkozy, a pourtant donné de sa personne pour le bien le Nation en repoussant sa lune de miel pour sauver Gandrange et les petites retraites.
Après avoir, lundi, démagogiquement annoncé aux salariés de Mittal qu’il était prêt à quasi renationaliser leur usine, le chef de l’Etat, qui rappelle pourtant depuis des semaines que "les caisses sont vides", vient draguer l’électorat senior en promettant le versement d'une prime de 200 euros pour les bénéficiaires du minimum vieillesse (soit 300 fois moins que ce Carla Sarkozy touchera comme dommages et intérêts de Ryanair et 2500 fois que ce quelle touche par séance photos selon son avocat…) qui sera "versée au début du second trimestre".
Peu avant, François Fillon était resté nettement plus prudent en expliquant que "l'idée, ce serait de faire grosso modo 5% par an. C'est une proposition que je mets sur la table", en insistant lourdement sur le fait que "c'est une proposition, pas une décision, parce que ces sujets-là méritent d'être discutés avec les partenaires sociaux, qui gèrent le régime général des retraites et les régimes complémentaires". Discuter avec les partenaires sociaux ??? C’est peut-être bon pour un Premier ministre, mais le président de la République n’en a cure… tout comme il se moque ouvertement de sa majorité au Parlement et la réalité puisque selon lui cette prime sera, selon lui, financée "par le fonds de solidarité"… déjà déficitaire de cinq milliards d’euros.
À défaut d’autre chose, cette déclaration de Nicolas Sarkozy a au moins permis de réveiller le PS (et ça c’est une vraie performance !!!), qui par la voix de François Hollande assure que "la pression des municipales ne doit pas être étrangère à cette annonce". Difficile de ne pas être d’accord avec lui…
La preuve, face à l’augmentation du nombre de candidats UMP qui oublient désormais le logo du parti sarkozyste sur leurs tracts, le président de la République les exhorte à "ne pas avoir honte du travail du gouvernement" au motif qu’"il ne faut pas exagérer le rejet des Français". Et de conclure par un conseil hautement politique et stratégique : "faites du sport, une heure par jour". Pour pouvoir fuir en courant sous les quolibets des électeurs déçus (cocus du 6mai ???) sans doute…
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mercredi, 30 janvier 2008
"Je t’aime moi non plus", tube au PS comme à l’UMP
D’heure en heure l’affaire de la Société Générale et de ses pertes abyssales n’en finit pas de sentir de plus en plus mauvais et de démontrer la gravité des manquements à la plus élémentaire gouvernance d’entreprise au point que le président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale reconnaît à juste titre que "ce qui se passe à la Société générale dépasse l'entendement pour tous nos concitoyens". Mais il en faudrait plus pour mettre fin aux petites querelles internes, tant au PS (et dans l’ex-couple Royal/Hollande) que dans la majorité (élargie par la magie de l’ouverture).
Répondant à son ex qui s’était vautré avec délice dans la peoplisation sur le canapé rouge du Michel Drucker, le premier secrétaire du PS, s’est laissé aller sur Europe 1 (pas bête de choisir la radio de Jean-Pierre Elkabbach qui la hait pour tâcler Ségolène Royal…) : "je pense que sur ces questions qui sont de l'ordre de l'intime, il faut avoir une règle simple, au-delà de la douleur de la séparation. La règle simple c'est que nous ne pouvons pas mélanger, confondre, la vie politique et la vie personnelle". Pas de doute, il était grand temps qu’ils se séparent. Pas de doute non plus sur le fait que l’ambiance est toujours aussi bonne au PS. Mais on comprend parfaitement que ce sujet est plus important pour la rue de Solferino que de préparer un vrai programme alternatif à la politique de Nicolas Sarkozy…
Pendant ce temps les insultes volent bas de la part de Jacques Attali a l’encontre des parlementaires UMP qui osent de ne pas reconnaître son génie à sa juste mesure. Haineux (en plus d’être un traître), l’ancien sherpa de François Mitterrand vendu à Nicolas Sarkozy s’est lâché contre "Monsieur Raffarin qui est le symbole du conservatisme de ce pays et sa façon de gouverner la France fut un désastre" ou contre "Monsieur Goasguen qui est contre la République des experts et qu’il préfère la République des imbéciles, où il aurait certainement toute sa place". Des tirades qui font de Jacques Attali le chaînon manquant entre la République bling-bling et la République des beaufs prétentieux !!!
Mais heureusement François Fillon rassure tout le monde en assurant haut et fort que "le PS annonce un plan d'austérité qui n'est pas venu et qui ne viendra pas"… tout comme Christine Lagarde assurait qu’il n’y avait pas de crise des subprimes et que la croissance française serait de 2,5%. Face à un mensonge aussi éhonté, on ne peut, pour une fois, qu’être d’accord avec Jacques Attali (qui a force de vomir sa bille sur tout et tout le monde finit par dire de temps à autres des choses sensées…) quand il dit que "le rôle d’un ministre, c’est d’être rassurant, un ministre doit mentir".
08:30 Publié dans PS , Putain 5 ans... voire 10 , UMP | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : politique, Sarkozy, Royal, Hollande, Attali, Raffarin, Fillon
lundi, 28 janvier 2008
Vivement dimanche, c’est pas Royal
Semaine après semaine Michel Drucker abaisse au niveau zéro, voire en dessous, le niveau de la politique à la télévision en se transformant en brosse à reluire dès qu’un élu s’assoit sur son canapé rouge (face à tant de bassesse, on se prend presque à regretter qu’Hitler et Staline soient morts pour l’entendre encenser leur œuvre, camps de concentration et Goulag en tête…).
Le troisième passage de Ségolène Royal dans Vivement dimanche ne déroge pas à la règle. Grâce au talent d’intervieweur de Michel Drucker la France entière a appris de la bouche de l’ex-candidate PS à la présidentielle que : "c'est vrai qu'être trompée, et quand ça dure pendant une période comme celle-là, c'est extrêmement difficile. J'ai pris sur moi parce que je voulais en protéger mes enfants, je voulais en protéger les Français". Un grand merci à Ségolène Royal d’avoir protégé les Français de sa rupture avec François Hollande (comment on ne sait pas, mais seule l’intention, surtout quand elle est aussi noble, compte…). Et merci à Michel Drucker de nous offrir un moment d’analyse politique d’une profondeur qui fait honneur au service public lorsque la présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes explique : "moi, j'ai des valeurs assez traditionnelles de fidélité, de famille. A un moment, quand on ne partage plus la même conception de la fidélité et de la famille, il faut aussi se sauver - au sens garder son intégrité et regarder vers l'avenir, sans rancune et je souhaite à François d'être très heureux avec sa nouvelle femme".
Bien entendu avec un tel programme et un tel sens des priorités indispensables pour la France, Ségolène Royal se doit de se préparer à faire don de sa personne à la nation. Une éventualité qu’elle prépare d’ailleurs activement en assurant :"si je sens, et je l'entends beaucoup, de plus en plus autour de moi, que la gauche pour se relever, pour avancer, pour progresser, pour être en phase avec son temps et pour faire lever une nouvelle génération a besoin d'un leader, si je sens que je peux être celle-là, eh bien oui je prendrai mes responsabilités"… Dans ces conditions, même en accumulant les boulettes et les provocations, Nicolas Sarkozy peut envisager sereinement 2012…
D’ailleurs, il ne vaut mieux pas trop compter non plus sur Olivier Beanscenot pour contrer le chef de l’Etat vu la teneur de son appel à rejoindre son futur parti unique de la gauche de la gauche qui nous promet "un parti en rupture avec le capitalisme et les institutions de la classe dominante pour inventer le socialisme du 21e siècle". Bref, "un parti pour préparer un changement radical révolutionnaire de la société, c'est-à-dire la fin du capitalisme"… Olivier Besancenot ne semble pas bien parti pour "inventer le socialisme du 21e siècle" puisqu’il n’est même pas capable de faire évoluer la rhétorique qui fleure bon Mai 68… dont on va bientôt fêter les 40 ans (mais qui avait valu à Michel Drucker de se faire virer de l'ORTF)...
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samedi, 12 janvier 2008
Top 3 des champions de la semaine 95
Dans un esprit de pluralisme, le jury a, une nouvelle fois, été dans l’obligation de décrété un classement "Sarko free" cette semaine, de façon à ce que le président de la République ne monopolise pas le podium avec sa conférence de presse, son mariage et son angine…
1/ Jean Marc Ayrault et François Hollande
Le président du groupe PS à l’Assemblée nationale et le premier secrétaire du parti ont une nouvelle fois fait toucher le fond à la rue de Soferino et demandant à cors et à cri un référendum sur le Traité de Lisbonne tout intimant l’ordre leurs troupes de boycotter le congrès de Versailles, alors qu’il s’agit de la seule solution pour imposer un référendum…
Il est décidément temps que les choses changent au PS…
2/ Christian Vanneste
Condamné pour propos homophobes, le député UMP du nord a été désigné candidat du parti présidentiel pour les municipales à Tourcoing comme l’explique sans nuance ni décence Dominique Paillé, le secrétaire général adjoint de l’UMP : "sans hésiter une seule seconde, sans qu'il ait été nécessaire de délibérer, la commission d'investiture de l'UMP a accordé son soutien plein et entier à Christian Vanneste" pour les municipales de mars.
Il décidément temps que les choses changent à l’UMP…
(Christian Vanneste partage bien entendu cette médaille avec l’ensemble de la commission d’investiture de l’UMP.)
3/ Martin Hirsch
Le haut commissaire aux Solidarités actives le reconnaît lui-même : "bien sûr qu'il y a des tas de choses qui m'échappent. Est-ce qu'on est instrumentalisé ? Bien sûr". C’est bien de le reconnaître, mais ce serait mieux de démissionner… à moins d’aimer être manipulé…
Il est décidément temps que les choses changent au gouvernement…
14:30 Publié dans Top des champions | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : politique, Sarkozy, Ayrault, Hollande, Vanneste, Paillé, Hirsch
vendredi, 04 janvier 2008
Ségo rêve d'une voie Royal(e) vers Solfé
Alors que Nicolas Sarkozy se compare au Pape (Ray Ban, Rolex et Carla Bruni en plus…), son adversaire malheureuse dans la course à l’Elysée se prend ni plus ni moins pour le sauveur en assurant sans rire : "je sens qu'il y a de plus en plus d'hommes et de femmes qui se tournent vers moi et se demandent comment est-ce que l'on peut collectivement faire en sorte que le parti socialiste soit rénové". Et pourquoi les foules se tournent-elles vers Ségolène Royal ??? Tout simplement parce que "je suis au service de la gauche, de la France aussi, car j'ai une responsabilité en tant qu'ancienne candidate à l'élection présidentielle. J'ai soulevé beaucoup d'espoir, j'ai reçu beaucoup d'amour, j'en ai aussi beaucoup donné au peuple français" répond-t-elle aussi sûre d’elle que Nicolas Sarkozy annonçant qu’il irait chercher la croissance ou bien qu’il libérerait Ingrid Betancourt avant le 31 décembre 2007…
Bien entendu face à un tel raz-de-marée populaire, la présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes envisage de présenter sa candidature au poste de premier secrétaire du PS lors du prochain congrès, si elle est "capable de rassembler les socialistes autour d'une offre politique". Il est à noter que contrairement à de trop nombreux éléphants ou aspirants éléphants, Ségolène Royal a au moins la décence de songer à "rassembler les socialistes autour d'une offre politique", quand d’autres ne songent qu’à rassembler sur le nom, ou pire encore contre celui d’un autre (remember Rennes 1991…).
Mais si les Français réclament à cors et à cris (enfin mezzo voce) la prise de Solfé par Ségolène Royal, les autres candidats plus ou moins déclarés au fauteuil de François Hollande, sans doute sourds à l’aspiration profonde du peuple, ne l’entendent pas tout à fait de cette oreille. Ainsi, Arnaud Montebourg, qui fut un temps plus royaliste que Ségolène elle-même, affirme désormais qu'"il est prématuré de savoir s'il faut mettre un présidentiable à la tête du parti". Sans doute pense-t-il qu’il serait plus judicieux d’y placer un député de Saône-et-Loire désormais fan du cumul des mandats après l’avoir voué aux gémonies des années durant… De même Jean-Christophe Cambadélis, qui lui aussi se verrait bien premier secrétaire, considère que "l'annonce de la ronde des présidentiables n'est pas inattendue mais vraiment malvenue". C’est que vrai que chez les strass-kahniens on n’a aucun intérêt à voir une personnalité de premier plan émerger au PS avant la fin du mandat du directeur FMI…
Face à ces critiques l’ancienne candidate socialiste ne s’en laisse pas compter en affirmant : "j'ai l'intention d'aller jusqu'au bout de ce que j'ai entamé pendant la campagne présidentielle pour rénover la gauche". Si cela veut dire prendre une rouste au second tour tout en faisant du pied au centre-droit, Nicolas Sarkozy et la gauche de la gauche seront sans nul doute ses plus fidèles partisans dans sa tentative de prise du PS histoire d’être certains que ce parti soit hors d’état de (leur) nuire dans les années à venir…
Mais la vraie question est sans doute de savoir qui serait capable de remettre le PS en ordre de marche. Et si le seul espoir était le président de la République et le gouvernement que les Français en manqueront de noter sévèrement (sans doute mieux que des consultants privés) un jour dans les urnes ???
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mardi, 18 décembre 2007
Sarkozy remplace Kadhafi par Bruni
"Tout devient possible" assurait-il sur les affiches. Et dire que certains pensaient qu’il ne s’agissait que d’un slogan de campagne. Et pourtant, jour après jour Nicolas Sarkozy démontre qu’avec lui à l’Elysée tout est réellement possible… surtout le pire.
Après avoir déroulé sans vergogne ni retenue le tapis rouge au colonel Kadhafi qui en a profité pour s’en servir comme d’un paillasson pendant cinq jours, le président de la République sans doute conscient d’être allé trop loin dans son pseudo pragmatisme vis-à-vis d’un dictateur terroriste, a très vite repris la main médiatiquement pour noyer le poisson. Comme libérer à mains nues Ingrid Bettancourt est plus difficile que prévu (sans compter que cinq jours de visite officielle à Paris, des Rafale et un centrale nucléaire, ça fait tout de même un peu beaucoup à offrir aux Farcs), et la croissance n’étant toujours pas disposée à faire son retour (faut dire que Christine Lagarde et Eric Woerth comme comité d’accueil ça ne donne pas envie de se presser d’arriver…), Nicolas Sarkozy ressort la carte people en s’affichant ostensiblement avec Carla Bruni. En beauf nouveau riche qu’il est, il l’exhibe (à Eurodisney... la class !!!) comme un trophée, voire comme sa dernière Rolex.
On peut aisément comprendre la jalousie de certains en découvrant le chef de l’Etat au bras d’un ex top model, mais il faut tout de même raison garder et ne pas s’emporter comme François Goulard, le plus villepiniste des villepinsites après Dominique de Villepin lui-même, qui ose affirmer que "pour l'instant, si beaucoup de sujets ont été abordés, si la plupart des mesures annoncées vont dans le bon sens, aucune réforme décisive, aucun changement majeur, aucune orientation nouvelle vraiment significative n'ont été adoptés". Qu’est-ce qui lui faut : en sept mois, le président de la République s’est affiché avec toutes les plus grandes stars françaises de Steevy du Loft à Mireille Mathieu en passant par Richard Virenque. Il a également fait ami ami avec les plus grands démocrates de la planète de Valdimir Poutine à Mouammar Kadhafi en passant par Abdellatif Bouteflika. Et maintenant il divorce et trouve un peu de réconfort dans les bras d’une chanteuse à la mode. Si ça c’est pas des réformes par rapport à l’ère Chirac ???
Pendant que la presse et une partie de l’opposition, à en croire les déclarations de François Hollande qui essaie faire une affaire d’Etat du fait de savoir si la presse avait ou non été officiellement prévenue de la présence du couple "présipeoplentiel" chez Mickey, ne s’intéressent qu’au minois de sa nouvelle conquête, Nicolas Sarkozy est tranquille politiquement : plus personne ne s’intéresse à la manière dont la France gouvernée…
08:30 Publié dans Putain 5 ans... voire 10 | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : politique, Sarkozy, Hollande, Bruni, Kadhafi, Villepin, Goulard







