mardi, 13 mai 2008

On n’est plus sérieux quand on a 40 ans

71984db1599935546fe7afb13a361a19.jpgLaurent Joffrin (ou plutôt son éditeur) est un escroc : tous les dix ans à la même époque, il nous ressort, désormais en poche, le même livre à la virgule près, mais en rajoutant une préface (cette année très fortement teintée d'anti-sarkozysme) et en modifiant le titre (L'historie des événements est devenu L'histoire du mouvement) et la photo de couv. Mais ce mercantile coup marketing à la petite semaine ne doit pas masquer l'essentiel : il s'agit bel et bien de l'un des meilleurs ouvrages d'introduction à Mai 68 qu'il raconte par le détail, et avec une certaine objectivité, jour par jour, en mélangeant habilement petites et grande histoire, faits factuels et analyses plus profondes. Il sera ensuite bien temps de se plonger dans la pléthore d’ouvrages d’analyse idéologico-capillotractée…
Bref en ces temps de pseudo-liquidation de l'esprit de 68, il représente un rappel indispensable pour se souvenir par exemple du rôle plus que trouble du PCF et de son bras armé la CGT, principal soutient du pouvoir gaulliste contre la "chienlit" étudiante et gauchiste (ah les éditos de Georges Marchais dans L'Huma....) et pour la reprise du travail dans les usines. Eh oui, le PCF préférait la droite aux gauchistes au point de vouer une haine sans borne au "juif allemand", Daniel Cohn-Bendit et jamais la CGT, contrairement au mythe qu'elle a depuis essayé de créer, n'a appelé à la grève générale…

Mais aussi et surtout pour se souvenir qu’un pouvoir conservateur même hautement déconsidéré (ça ne vous rappelle rien ni personne ???), peut toujours compter sur le parti de la peur (la fameuse "France d’en bas" de droite…), même si cela doit par exemple de se traduire par une loi d’amnistie pour les anciens de l’OAS, pour le conforter dès lors que le gouvernement joue le pourrissement… bien aidé par les dérapages de la nuit du 24 mai.

mercredi, 07 mai 2008

L’Evangile de Nicolas Sarkozy selon Saint Fillon

2ab9a65aea67d4a941dbd4509b4992f6.jpgXavier Bertrand avait fait fort la veille. Mais François Fillon, sans doute piqué au vif par la performance de lèche-bottes présidentielles de son ministre du Travail, s’est fait fort de se transformer, le temps d’une soirée anniversaire boudée par le principal intéressé, en hagiographe zélé de Nicolas Sarkozy.
Et c’est peu de dire que le Premier ministre a enfilé les perles sans la moindre retenue ni même sans la moindre once de décence. Et surtout sans la moindre peur du ridicule. Il a ainsi vanté les mérites d'un président qui "au fond de lui-même, reste un militant un rebelle qui refuse d'être étouffé par les turpitudes du pouvoir" qui a rien de moins qu’engagé une "révolution culturelle" en France. Manque juste la publication du petit livre rouge de Sarko, puisque sur un plan vestimentaire, les Ray Ban remplacent avantageusement les cols mao comme emblème du Grand timonier élyséen…
Après une telle entrée en matière, François Fillon ne pouvait pas faire moins que d’affirmer : "mes amis, je suis fier de servir le président de la République". Servir la France et les Français en revanche cela lui passe au-dessus de la tête… à moins que la nation et les citoyens ne se confondent désormais avec l’incarnation terrestre de leur guide suprême du Faubourg Saint-Honoré.

Mais en bon cartésien, le Premier ministre fait appel à la science pour justifier ses louanges à Nicolas Sarkozy : "le président a pris 490 engagements, 60 ont été réalisés, 187 sont en cours. Si je fais le calcul ça fait 50% en un an, il nous reste quatre ans".
Si l’on comprend bien les paroles et la logique de François Fillon, à la fin de son mandat, Nicolas Sarkozy aura réalisé 250% de ses engagements de campagne… Des statistiques à faire pâlir d’envie les plans quinquennaux de l’URSS de Brejnev !!!

mardi, 06 mai 2008

Bertrand glorifie Sarkozy pour s’offrir Matignon

medium_logo-pmu.JPG"Nicolas Sarkozy, c'est un an d'action, et le PS, un an d'agitation. Un an après, on y voit clair dans les nouveaux clivages. D'un côté, il y a le mouvement incarné par le président et l'UMP. De l'autre, il y a les conservatismes de tous bords. On voit bien qu'il y a une volonté permanente et sournoise pour dire les réformes, ça ne marchera jamais". Le ministre du Travail et nouveau secrétaire général adjoint de l’UMP (qui par ce cumul veut donner l’exemple "du travailler plus pour gagner plus" ???) n’a pas peur de la caricature pour fêter à sa manière le premier anniversaire élyséen de Nicolas Sarkozy.
Cependant Xavier Bertrand est bien obligé de mettre tout de suite après en sourdine son autosatisfaction en ajoutant : "il faut davantage de résultats, plus rapidement. Les Français ne doivent plus se dire: Le changement, c'est quand pour moi ? Il faut que les résultats se fassent sentir plus vite. Nous devons donc faire des textes de loi plus simples, plus clairs et avec des résultats encore plus rapides". Et dans la foulée de fixer sa propre tactique pour les semaines à venir : "nous n'avons pas été élus pour être à 70% d'opinions favorables dans les sondages! Nous avons été élus pour moderniser la France. Soyons plus offensifs. Arrêtons toute autoflagellation ! On n'a pas à rougir de ce qu'on a fait face à des socialistes sans idées, sans projet. L'UMP doit se placer en permanence devant le gouvernement dans le débat d'idées, la pédagogie et pour détecter les talents de demain". Ce qui peut se traduire par : puisqu’on est impopulaire autant en profiter et continuer à faire tout ce qu’on veut en se drapant dans la soi-disant modernité et en caricaturant l’opposition (qui n’a pas besoin de cela…) en la qualifiant de conservatrice (et pourquoi pas de petite bourgeoise pour faire Mai 68 pendant qu’on y est ???).

Pas fou l’ambitieux ministre du Travail : au plus les réformes dures et impopulaires se succéderont rapidement, au plus vite il sera temps de remplacer un François Fillon en voie de carbonisation dans l’opinion. Et à ce moment qui sera le mieux placé pour emménager à Matignon ??? A n'en pas douter un ministre et un dirigeant de l'UMP qui aura comme il se doit fait allégeance au président de la République...

lundi, 05 mai 2008

Encore quatre ans… ça promet d’être long

image : timeomedium_Sarko.JPG
Il y a un an Nicolas Sarkozy, qui se présentait comme le candidat du pouvoir d’achat avant de devenir le président "bling bling", été élu président de la République en faisant naître, reconnaissons-le, un véritable espoir pour bon nombre de Français de "travailler plus pour gagner plus".
Un an plus tard, comme il fallait s’y attendre, c’est peu de dire que les promesses mirobolantes et démagogiques n’ont pas été tenues. Le seul véritable bénéficiaire de la "France d’après" est… Nicolas Sarkozy himself qui tel un adolescent gâté se complet dans le fric, en profitant des largesses de ses amis et en s’augmentant de près de 200%, et le strass, en changeant de femme pour une plus jeune et plus célèbre…
Dans le même temps, pour fêter cet anniversaire, l’ANPE publie une offre d’emploi pour un travail en Inde demandant la connaissance de l'anglais courant et technique pour un salaire proposé de "10 000 à 20 000 roupies", soit environ de 200 euros, pour "40H00 hebdomadaires" avec "protection sociale et avantages à négocier", sans que cela ne dérange le moins du monde le directeur de l’ANPE, Christian Charpy qui se justifie comme il peut : "le salaire proposé est quatre à cinq fois supérieur au salaire moyen en Inde. Chacun est libre de faire ou non une expérience d'expatriation et je ne vois vraiment pas pourquoi on se pose la question de savoir si cette offre est légitime ou pas légitime".

Les plus optimistes peuvent toujours se réconforter en se disant qu’il ne reste plus que quatre ans avant la prochaine présidentielle… quatre ans ça va être long, très long !!!


lundi, 21 avril 2008

Sarkozy an I : rupture réussie... avec les Français

image : timeomedium_Sarko.JPG
Bien sûr le sondage a été commandé par Libération qui est tout sauf un journal sarkozyste.
Bien sûr fêter le premier anniversaire de l’élection de Nicolas Sarkozy le 21 avril alors qu’il n’a été élu qu’au soir du second tour est stupide.
Bien sûr ce n’est qu’à la fin du quinquennat que l’on pourra réellement juger l’action du président de la République.
Mais force est de constater que les chiffres sont cinglants : un peu moins d’un an après son entrée triomphale à l’Elysée, celui qui se présentait comme "le président du pouvoir d’achat" et de "la rupture" et qui affirmait qu'"ensemble tout est possible" dans "France d’après", voit 59% des Français juger son action comme étant "plutôt un échec" contre à peine 20% (soit moins que la proportion qui avait voté pour lui au premier tour) qui pensent le contraire.
Bien sûr Nicolas Sarkozy n’est pas responsable du retournement de la conjoncture mondiale due, n’en déplaise à Christine Largarde, à la crise des supbrimes.
Bien sûr on ne peut pas lui reprocher n’avoir rien tenter sur le plan économique.
Mais force est de constater que "le choc de confiance" qu’il promettait est un bide.

Une fois n’est pas coutume c’est du PS que vient la meilleure illustration de ces onze premiers mois de présidence bling-bling, durant lesquels comme le dit Pierre Moscovici : Nicolas Sarkozy "avait de l'or dans les mains, un an après il l'a transformé en plomb".
Il reste désormais quatre ans au PS pour essayer de trouver, enfin, une alternative viable à la politique sarkozyste qui déçoit tant… mais dont l’atout majeur est de n’avoir en face d’elle aucune opposition crédible.


vendredi, 18 avril 2008

Peut-on rire de tout ???

07f32029667e9bf6b1dda68d3ff91a80.jpg"Je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître..."
Non, Charles Aznavour n'est pas (encore) mort, mais il y a vingt ans Pierre Desproges quittait définitivement la scène. Et sans tomber dans le mémorialisme trop à la mode depuis quelques temps, force est de constater qu'à regarder le landernau politique où s'agitent pathétiquement des Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, Jean-Marie Le Pen (qui bouge heureusement de moins en moins) ou autre Jean-Luc Mélenchon, Brice Hortefeux, François Bayrou ou Arlette Laguiller (sans oublier tous les autres qui semaine après semaine trustent les places du Top des champions), on ne peut que se dire qu'il avait raison. Oui, "on peut rire de tout" (et c'est une nécessité), "mais pas avec tout le monde"…

Clin d'œil du destin, vingt ans après le poète du cynisme (il suffit de relire ses œuvres pour réaliser à quel point Pierre Desproges écrivait bien), est rejoint au paradis des gens de Lettres par le poète de la négritude, Aimé Césaire.
Etonnant (mais mérité), non ???


jeudi, 17 avril 2008

Pour le professeur Sarkozy, le gouvernement tu l’aimes ou tu le quittes

image : timeomedium_Sarko.JPG
Il aura mis le temps, mais face à la succession de couacs qui ont émaillé les dernières annonces (ou tentatives d’annonces) gouvernementales, Nicolas Sarkozy a enfin réagi… à la manière d’un Jean-Pierre Chevènement.
"Il n'y aura pas de nouvel exemple de couac sans sanction et celui ou celle qui manque à la solidarité gouvernementale devra sortir. C’est la dernière fois que j'accepte cela. François et moi estimons que ça suffit! Je ne supporte plus que certains se fassent leur cote au détriment de l'équipe. On accepte les arbitrages et si on n'est pas content, on quitte le gouvernement", a ainsi tonné le président de la République (semblant au passage oublier qu’il n’a pas été le dernier à mettre de l’huile sur le feu, notamment concernant la carte famille nombreuse…) durant un Conseil des ministres aux allures de conseil de classe, voire de discipline, pour cancres. Et le chef de l’Etat d’enfoncer le clou envers Nathalie Kosciusko-Morizet et Rama Yade en précisant : "quand vous parlez au Monde, même en off, je ne peux pas croire que vous le fassiez sans vous en rendre en compte". Qu’il se rassure, la grève actuelle de la rédaction du quotidien du soir devrait, au moins temporairement, limiter les fuites sur la cacophonie gouvernementale et les états d’âme des ministres.
Dans le rôle de la fayotte de service, Fadela Amara s’en est donnée à cœur joie en assurant : "j'ai juste entendu que tout le monde peut s'exprimer tranquillement et librement, à partir du moment où ça ne met pas en défaut le gouvernement. Je trouve que c'est légitime". Facile à dire quand ont est la chouchoute qui peut dire, même et surtout grossièrement, tout ce qu’on veut sans jamais être reprise. De là à penser que certains de ces petits camarades trouvent son attitude "dégueulasse"…

Après avoir recadré son gouvernement, Nicolas Sarkozy va sans plus attendre devoir s’atteler à remettre de l’ordre chez les députés UMP puisque même la porte-parole du mouvement, Chantal Brunel, a réussi à obtenir une standing ovation de la gauche lors des questions au gouvernement en interrogeant Christine Lagarde sur ce qu’elle compte faire pour lutter contre les "dérives fiscales permettant aux plus fortunés de ne pas payer d'impôts".
Pour la promo UMP 2007/2008, il est vraiment tant que les vacances arrivent… avant d’envisager un redoublement bien mérité. A moins que ce soit du côté du professeur qu'il faille chercher les causes de ces lacunes...

samedi, 12 avril 2008

Top 3 des champions de la semaine 105

bcd0a0ca56ddb0cb57a7c7ed2acf7f49.jpgLa double cacophonie gouvernementale aurait pu permettre à ses auteurs de truster les places sur le podium. C’était sans compter sans de superbes performances d’autres candidats aux médailles… dont une habituée qui fait un retour des plus remarqués.

1/ Le groupe UMP à l’Assemblée nationale
Une médaille d’or collective pour une performance hors norme : le groupe UMP a confondu deux députés du nom de Martin, l’un UMP, l’autre PS. Ainsi l’élu PS a-t-il reçu des mails de relance pour venir soutenir le projet loi sur les OGM indiquant que "le groupe est en difficulté, il n'y a pas assez de députés UMP sur les bancs. Aussi pourriez-vous vous rendre dans l'hémicycle le plus rapidement possible ?"
Outre le fait que lorsqu’on a la majorité absolue des sièges à l’Assemblée il est risible de ne pas parvenir à réunir suffisamment de députés en séance pour assurer une majorité à ses propres textes, l’UMP ferait bien de payer une formation de base d’utilisation de la messagerie électronique (ou bien même de lecture…) à ses assistants.

2/ Eric Besson
Le secrétaire d’Etat chargé de la Prospective, de l’Evaluation des politiques publiques et du Développement de l’économie numérique donne une bien leçon d’évaluation en annonçant déjà que "s’il se représente, je voterai à nouveau Sarkozy en 2012". Superbe performance que d’avoir en 2008 déjà évalué la qualité d’un quinquennat qui prendra fin… en 2012 !!!
L’évaluation a priori fallait y penser, Eric Besson a osé !!! C'est sans doute cela la rupture prônée par Nicolas Sarkozy...

3/ Ségolène Royal
La Cour d’appel de Rennes a condamné l’ex-candidate PS à la présidentielle pour licenciement abusif pour avoir continuer à faire travailler durant la campagne législatives de 1997, sans les payer, deux attachées parlementaires qu’elle venait de licencier… Eh oui, le droit du travail s’impose à tous, y compris aux politiques…
Un conseil pour tous les salariés, pour être sûrs de vous faire respecter, n’oubliez pas d’aller voter le 3 décembre pour les prud’hommes !!!

mercredi, 09 avril 2008

Un peu de courage monsieur Hirsch : démissionnez !!!

medium_Emmaus.JPGLa semaine dernière François Fillon affirmait que le RSA est "trop coûteux".
Cette semaine Nicolas Sarkozy ajoute qu"il faut le calibrer en fonction des disponibilités financières qui sont les nôtres".
Bref, même si Eric Woerth tente de tempérer en assurant : "je n'ai pas dit que le RSA allait passer à la trappe", force est de constater que le revenu de solidarité active a du plomb dans l’aile.
Le motif : sa généralisation coûterait entre deux et trois milliards d’euros, alors qu’après avoir dilapidé 15 milliards cet été, le gouvernement racle les fonds de tiroir pour essayer d’économiser 7 milliards sur le dos principalement des fonctionnaires et des programmes sociaux. Bah oui, l’Elysée ne va tout de même pas revenir sur les allégements de charges (qui entraînent des trappes à bas salaires) et sur le bouclier fiscal, qui tous deux bénéficient aux amis du président… c’est tellement plus agréable de se payer sur les pauvres !!!

Face à cet abandon programmé, Martin Hirsch, promoteur infatigable du RSA, qui avait accepté d’entre au gouvernement (en refusant le titre de ministre) pour justement le mettre en œuvre, peut toujours expliquer qu’"une fois le RSA généralisé, plus il y aura de retour à l'emploi, moins il y aura de coût budgétaire", pas sûr que cet argument porte auprès des ses collègues du gouvernement.
Quand le Haut commissaire aux Solidarités actives ajoute que "ce qui ne peut, à mes yeux, être remis en cause, ce sont les principes du RSA et sa contribution à la réduction de la pauvreté, c'est en cela que je dis que je ne le ferai pas au rabais", on est de tenté de lui dire : Chiche, monsieur Hirsch, soyez digne de l'Abbé Pierre et ayez de le courage de votre engagement en démissionnant et en laissant l’ouverture aux seuls aventuriers avides de (sous) maroquins !!!

lundi, 07 avril 2008

Le MoDem de Bayrou de plus en plus alternatif

medium_MoDem.jpg"Je réfléchis, je n'en sais rien" assure François Bayrou quand à son vote sur la motion de censure déposée par le groupe PS. Et on le comprend : voter pour, contre ou s’abstenir cela fait beaucoup de choix possibles… et comme contrairement aux municipales, le président du MoDem n’a le droit qu’à un seul positionnement son trouble ne peut qu’être à son paroxysme.
Mais surtout, le texte de la gauche, les Verts et le PCF s’y associant, ne l’aide pas puisque comme il le dit lui-même, "sur la politique économique et sociale, il s'agit de dire grosso modo qu'il ne faut pas faire d'économies, et je suis en désaccord", alors que sur l’Otan, contraire, il ajoute : "je suis profondément d'accord, si la motion ne portait que sur l'Otan, je la voterais", pour condamner la "dérive atlantiste" de Nicolas Sarkozy.
Pas de doute la politique c’est difficile… surtout pour un centriste dès qu’il faut faire un choix. Et celui vers lequel s’oriente François Bayrou sent l’abstention à plein nez. Abstention qui du fait du décompte des voix lors d’une motion de censure équivaut à un soutien à peine masqué au gouvernement !!! Un positionnement qui commence à lasser y compris au sein du son dernier carré de fidèles, comme Jean Arthuis, qui lui au moins s’assume de centre-droite, et qui affirme que "l'UDF n'est pas morte" pour expliquer son départ du MoDem en ajoutant que "si nous ne pouvons retrouver notre liberté à l'amiable, nous étudierons les voies juridiques de le faire"…

Ce à quoi François Bayrou réplique qu’il sait qu’"on ne gouverne pas un parti comme une secte. Le MoDem, ce n'est pas le Temple solaire. C'est une phrase que j'ai entendue mille fois à mon propos".
En effet, la principale différence entre une secte le MoDem c’est qu’une secte a des adeptes…

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